Test :
Opération : Peace Walker

Temps joué : 50 min


Introduction

Peace Walker, un nom qui doit parler aux personnes qui jouent à Metal Gear Solid. Les références visuelles du jeu, l'ambiance et ses principes de bases y sont présentes avec une bonne dose d'humour en plus. L'humour, c'est l'un domaines les plus flagrants où l'on peux avoir deux types d'avis totalement différents. En ce qui me concerne, j'ai trouvé le jeu vraiment drôle.
Le jeu est relativement abordable niveau difficulté, le boss de fin est pas forcément évident à tuer. Il arrive souvent que l'on tire sur le boss et ne pas lui infliger de dégâts. Ou du moins il vous arrose copieusement au passage quand vous le touchez.
Le jeu est relativement court, si il dure une heure je l'ai pas vue passer. Certains jeux ont des principes tellement liés à la capacité du joueur à passer les pièges que leur longueur de vie n'est pas forcément très grande.
Le mapping est aéré et homogène, vu le style de jeu et le système de vision utilisé, il aurait été compliqué de faire des décors trop chargés. Et cela autant pour le game play que pour la programmation des events.
C'est pas le scoop de l'année, mais le système expliqué en tuto par Joke est très efficace et à mettre entre toutes les mains pour ceux qui veulent utiliser un système de vision rapide, efficace et facilement "extendable" et multipliable.
Le système de radar est efficace et utile, après on peux jouer sans. Mais c'est un plus que je trouve vraiment agréable.
Là où c'est plus compliqué c'est pour ceux qui ont un sens de l'orientation digne d'un héros de manga élastique(pour ne pas le citer). Vu que c'est pas mon cas, ça va. Mais le jeu ressemble à un labyrinthe où se rappeler de la où l'on vient et ce qu'on a pas pu visiter est un plus quand même pas négligeable. Même si mettre une carte générale ou autre n'est pas forcément obligatoire, peut être qu'il y aurait quelque chose à faire pour ceux que ça pourrait gêner.



Awards généraux

Gameplay (Note : 3,25/5)

Mis à part contre le boss où je pense qu'on peux améliorer le tir du héros et la frustration présente de ne pas pouvoir visiter certains endroits a cause de caméras ou de gardes immobiles, le gameplay est vraiment agréable.

Le fait de recommencer pile à l'endroit de la map d'où l'on viens autant de fois que l'on veux est quelque chose de vraiment agréable. Le jeu est assez linéaire et ressemble à un dédale couplé avec un cache cache.

Les pièces sans gardes m'ont laissé dubitatif, et quand plusieurs se suivaient je m'attendait à une surprise, mais non rien. Bien que cela ne soit pas à proprement parlé décevant pour le joueur, cela laisse une impression de manque palpable tout de même.

On aurait aimé pouvoir débrancher les caméras, occire au moins les gardes qui bougent pas d'une manière ou d'une autre.

Histoire (Note : 2/5)

Ne nous leurons pas l'histoire est simple (mais efficace), elle est facile à comprendre et il y a quand même quelques petits rebondissements.
Les personnages sortent tout droit du/des Metal Gear Solid et injectés dans le jeu, l'humour en plus.
J'ai trouvé les caractères des protagonistes relativement bien présenté.

La fin est peut être tirée par les cheveux, mais au moins elle est originale.

Ambiance & Immersion (Note : 3,5/5)

Les graphismes, la musique, les bruitages, les décors ainsi que la mini intro nous transportent de manière efficace dans l'univers que l'auteur veux nous faire partager.
La difficulté du jeu ainsi que la sauvegarde du dernier point d'entrée d'une map permettent de ne pas frustrer le joueur. Ce n'est pas comme dans certains jeux mal mis en boucle où vous vous retappez la moitié d'un niveau ou trois lignes d'explications que vous avez vu dix fois.

Et cela participe à l'envie de continuer à jouer.

L'immersion commence dès l'écran titre et l'intro donne une image clairement humouristique au jeu tout en faisant référence à l'activité préférée de ce cher Solid à savoir buter endormir gentiment les gens sans être vu.

Graphismes (Note : 2,75/5)

C'est du RPG Maker 2003, avec des ressources assez homogènes à mon gout. L'intégration des graphismes de Metal Gear Solid est bien faite et assez présente pour donner un minimum de crédibilité au jeu.

Bref c'est acceptable, et bien maitrisé sans être non plus extraordinaire, mais suffisant à mon gout.

Sonore (Note : 2,75/5)

L'ensemble des bruitages ainsi que les BGM et ME sont coérents, agréables et participent vraiment a l'ambiance qui se dégage du jeu.

Il est évident que c'est dans les bruitages et leur pertinance que réside l'intéret audio d'un jeu comme celui ci. Et l'auteur a su exploiter ce qu'il avait sous la main.


Awards spécifiques

Graphismes originaux (Note : 0/5)

(Ce jeu ne participe pas à cette catégorie compétitive)



Bande-son originale (Note : 0/5)

(Ce jeu ne participe pas à cette catégorie compétitive)



Systèmes originaux (Note : 3,25/5)

Le système de Joke fonctionne très bien, le radar avec les rayons de vue, le système de tir (qui pourrait certainement être affiné un peu), le jeu possède ses propres systèmes.

Les menus sont adaptés aux besoin du jeu, leur apparence crédible.
Pour ce qui est des jauges lors du combat, elles semblent donner des indications assez approximative sur ce qu'il reste comme vie à chacun des protagonistes. En effet: Un tir c'est combien de vie en moins. Combien de coup d'affilée peux tirer chacune des personnes?
Bref, ce detail me chiffonne un tout petit peu, relativement currieux de savoir si c'est lié à la prog ou pas.

Level-design (Note : 1,5/5)

Le level design n'est pas forcément la force du jeu. Nous avons de grandes pièces aérées avec des sorties et des agencements particuliers, la logique de leur mapping pourrait être discutable.
"L'architecturation" de l'ensemble n'est pas forcément le reflet d'un vrai centre commercial ou d'un vrai grand magasin.
Le mapping est des fois assez juste. Les pièces sont des fois relativement vides.

Entre des sorties grosses comme des boulevards et des enfilades de salles de poses enormes pour des petits magasins,nous traversons quelques illogismes de construction de niveau.

Reste le fait qu'apparement on a plusieurs étages (enfin on dirait des ascenseurs en tout cas) et à part dans les hopitaux (à ma connaissance, et encore, on peux rentrer et sortir des deux côtés) quand on rentre dans un ascenseur on sort dans le même sens.

Même si cela, dans l'absolu n'a aucune incidence sur le plaisir de jouer, le jeu concours quand même dans cette catégorie.

Le côté labyrinthe est certes volontaire et acceptable dans son organisation, mais l'ensemble ne suffit pas.

Mise en scène (Note : 2,75/5)

Les différentes dynamiques sont là pour la mise en scène. L'ensemble coérent, les bases posées.

Il y a deux évènements qui sont réelement mis en scène plus que les autres, c'est le début et la fin.

Evidement, les scènes d'infiltration ne permettent pas forcément de faire des choses incroyables, mais pourquoi pas par exemple, quand on est vu par un garde:
Le joueur ne peux plus bouger, le garde lui fonce dessus l'assomme et le balance dans un gros contener par exemple. Ou d'autres situations au hasard, qui sait. Il y a un potentiel humoristique sur le fait de se faire repérer.

Et pour les cameras, Solid pourrait lancer une photo sur l'objectif, qui tomberait juste apres pile avant de recommencer.

Univers (Note : 0/5)

(Ce jeu ne participe pas à cette catégorie compétitive)



Personnages (Note : 2,5/5)

Dans les jeux d'humour il y a normalement toujours des personnages haut en couleur et complètement décalés. Ce jeu ne déroge pas à la règle.

Le jeu étant quand même très court et le principe de celui ci peu empreint à developper les personnages, il est difficile d'installer une psychologie poussée de chaque protagoniste du jeu. Toutefois on s'attache beaucoup à ce Solid revisité et je l'ai personnellement préféré au vrai, mais parce que j'avais pitié de lui.

Rendu à infiltrer un magasin pour récupérer un jeu, pour un héros de cette trempe quand même c'est comme demander à superman d'utiliser ses yeux pour faire chauffer un café.

Introduction (Note : 0/5)

(Ce jeu ne participe pas à cette catégorie compétitive)



Durée de vie (Note : 0/5)

(Ce jeu ne participe pas à cette catégorie compétitive)



Originalité (Note : 3,25/5)

C'est pas commun comme type de jeu surtout sur RPG Maker. Qui plus est méler infiltration et humour n'est pas forcément un grand écart facile à réaliser (demandez des cours dans le domaine à Jean Claude).

C'est certes un fan game, mais l'auteur s'est quand même approprié l'univers pour son délire de maker, ce qui, pour un fan game, monnaie peu courrante.

Les petits plus concernant les systèmes du jeu apportent aussi dans ce sens. Et une nouvelle fois, le jeu est très court, je pense qu'on pourrait s'attendre à une bonne exploitation des bases et idées du jeu dans quelque chose de plus long et construit.

Humour (Note : 3/5)

Comme je l'ai déjà dit, l'humour c'est affaire de gouts.
Certains trouveront peut être l'humour de ce jeu pas top.
Mais en ce qui me concerne j'ai bien accorché. Il est bien dosé, et surtout relativement égrainé dans le jeu. Même si on regrette un moment où il ne se passe plus rien de marrant.
Ce qui représente quand même un pan non négligeable dans la progression.


Conclusion (Note totale : 3,25/5)

Ce jeu est une preuve illustrée de ce qui fait un jeu: La motivation d'un maker.
Clairement, celui ci s'est donné du mal en un temps assez court à faire une oeuvre agréable à découvrir et accrocheuse. Paliant ses faiblesses et misant sur ses forces. Allant chercher le bon conseil, la bonne aide et aussi quelques premières bases des dynamiques de plaisir de jeu.

Certainement motivé par le gain du concours qui sait? L'auteur ne nous en dit rien. Mais moi je veux savoir.

Mais je m'égare, c'est un jeu qui, avec ses qualités et ses défauts se laisser jouer et apprécier à tel point que l'on est décu surtout que d'une chose: Qu'il soit si court.


Remarques diverses

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