Test :
La Revanche des Grenouilles
Par Metavy
L'état d'esprit du concours a changé au cours des années. Certains tests du passé peuvent avoir un franc parler mais aussi un caractère choquant. Nous nous excusons d'avance pour cela.
La Revanche des Grenouilles - Test de Metavy

*craquement de doigts et de la nuque* Allez, que commence ce boulot de juré que j'ai obtenu... Armé d'une réserve de thé à faire palir la Reine Mère et d'une bonne humeur invincible (semble-t-il), je lance LRDG avec un grand sourire aux lèvres. Grand sourire qui disparaît plus vite qu'une ampoule qui grille une fois l'ambiance du jeu mise en place à travers une intro à ch... de mauvaise qualité, où l'on se demande si ce jeu est un private-joke ou une insulte à l'humour drôle (parce que là, j'ai découvert qu'il existe un autre type d'humour, mais pas drôle, lui). Franchement, on nous promet 40 minutes de plaisir, et on obtient 25 minutes d'une démo terne et sans interêt.


Scénario : 1/5

Un conflit de pouvoirs et des royaumes qui veulent chacun devenir le seul à dominer le monde... mouais, déjà vu des milliers de fois, mais une bonne base... Et à part ce seul point convenable du "scénario" de ce jeu, on obtient une apologie de l'illogisme, comme quand le marchand de la faction des singes (qui veulent votre tête) vous donne gratuitement la fourche qu'il voulait vous faire payer plus tôt, trahissant ainsi tout son peuple, et ce, sans raison. Et on peut en trouver d'autres, des conneries dans le genre. Par exemple, pourquoi l'aigle, que l'on trouve coupé en deux une fois que vous l'avez battu, revient tout frais et en pleine forme le lendemain ? Le vide apparent du scénario est l'un des points faibles de ce jeu, rendant le jeu extrêmement lourd au bout de quelques minutes.


Mise en scène : 1/5

... Y'en a une ?


Personnages : 1/5

Houla, même le pompiste totalement inconnu qui s'occupe de l'héroïne dans un film de Marc Dorcel a plus de profondeur que tout les personnages réunis. Je vais y aller fort, mais j'ai jamais vu une prof d'allemand aussi chiante (et Dieu seul sait à quel point je hais certaines) que les personnages de LRDG. A part se balançer des "Ta gueule" et se crêper le chignon, les personnes sont inexistants, et leurs engueulades lassent plus qu'autre chose.


Gameplay : 3/5

Du déjà vu, mais comme ça marche, on ne peut ni râler, ni applaudir.


Sonorisation : 1/5

Pourquoi 1 ? Parceque j'adore Nightwish, et quand quelqu'un place une de ses chansons dans un combat sans rapport avec elle, je laisse pas passer ça. Ok pour avoir voulu mettre une ambiance, mais si c'est pour massacrer la profondeur d'une chanson, désolé, mais non !


Graphismes : 2/5

Mmm... les rips de Seiken Densetsu 3 ont été utilisé avec abus et deviennent étouffants, les fourches sont mal faites (surtout quand Yvan se tourne vers le haut), les proportions entre les batiments ne sont pas respectés, la lumière dans la grotte et la boîte de dialogue flashy font franchement mal aux yeux si on joue dans le noir, et pour finir, des contrastes comme celui de l'avion avec le reste du décor (et du jeu, quasiment) me font hurler : c'est baclé, ça ! Heureusement pour LRDG, quelques détails, comme l'effet de lumière et de chaleur avec le soleil est bien fait, ou encore la lueur des torches éclairant plus ou moins le sous-sol du chateau du Roi Singe, rattrapent un minimum tout ça.


Programmation : 3/5

Pas de bug apparant, mais pas vraiment d'effort.


Originalité : 1/5

*toussotement* Dois-je prendre le manque profond de travail pour une preuve d'originalité ?


Humour : 1/5

Franchement, c'est à la limite du private-joke, et ça m'a décoché qu'un ou deux sourires, et encore, que j'ai plus eu en me foutant de parties plutôt sérieuses mal faites que par les vannes à deux balles de l'auteur.


Système d'Action-RPG : 3/5

Ca me rappelle pas mal Zelda Solarus, mais le combat contre l'aigle est plutôt divertissant... pendant les quelques secondes qu'il dure.


Conclusion

Mes trois tasses de thé vidées pendant les 25 minutes de jeu (qui semblaient être des heures de torture) ont fini au fond des chiottes vite fait, bien fait. J'ai vraiment envie de vomir quand on me présente une merde pareille sans interêt. Pour moi, LRDG restera au fond de ma mémoire comme un synonyme de massacre de la fierté des makers. Le pire, c'est quand on voit le staff : 8 personnes pour ça, c'est minable. Je suis extrêmement déçu... non, dégoûté par ce jeu.

1/5

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