Test :
Aëdemphia
L'état d'esprit du concours a changé au cours des années. Certains tests du passé peuvent avoir un franc parler mais aussi un caractère choquant. Nous nous excusons d'avance pour cela.
Sylvanor a beau être un nouveau venu (enfin je crois), il vient de pondre, avec le concours d’un grand nombre d’amis, un mastodonte qui porte le nom d’Aedemphia. Rien que le titre, qui sonne bien et n’est heureusement pas un anglicisme pompeux, donne le ton.

L’histoire est proprement touffue, complexe et riche en détails. Et pour ne pas avoir l’air débile (genre « gnneuh ? ») devant des noms comme Hiurne, Urtypzall, Estarzall et consorts, un petit tour sur le site officiel (ou le dossier allègrement fourni dans la version testée) décrassera les esprits incultes de l’univers d’Aedemphia. Le jeu commence, après d’amples et nombreuses explications, sur une intro qui met en avant Irzyka, l’héroïne de l’aventure. Son vaisseau est pris dans des tirs de DCA et s’écrase dans un pays enneigé : Erfannan. Elle fera la connaissance d’Arniok, bourru au cœur d’or, Manalianne, une archère hors-la-loi qui a l’air suspecte, en tout cas suspectée par Aredas, un chevalier arrogant et antipathique du royaume de Sefanine. Le monde est développé, les personnages attachants et l’histoire bien contée. Bref, Aedemphia en impose déjà !

Mais non content d’être très fourni côté scénario, Aedemphia se paie le luxe d’un gameplay en béton. Jugez plutôt : combats et menus customs, systèmes inédits de progression et d’apprentissage des pouvoirs, système de popularité original et durée de vie d’environ 5 à 6 heures complètes…ça vous la coupe hein ? Les combats sont assez classiques, avec attaques, sorts et autres options que l’on peut voir dans d’autres jeux, néanmoins le système étant custom, diablement bien foutu (paramétrable en plus, monsieur) et à la difficulté intéressante, les rixes d’Aedemphia se savourent sans déplaisir. Le menu est une grosse claque : entièrement custom et sans aucun bug (comme tout le reste du jeu), beau de surcroît, un seul petit bémol est à noter : sur les petites configs, ça a tendance à ramer beaucoup. Au niveau de la gestion de votre équipe, vous pouvez apprendre des sorts à certains personnages, débloquer les compétences des autres tout en distribuant des points dans les différents états (force, défense, agilité…) d’un personnage fraîchement évolué. Encore mieux : au gré de vos rencontres et de vos agissements, vous interférez sur la popularité d’Irzyka, popularité envers les habitants du monde que vous explorez mais aussi avec vos compagnons de route. J’arrête là, je n’en peux plus et je dois oublier sûrement des choses tant Aedemphia est complet, amusant et original. Même le challenge y est, c’est vous dire !

Le graphisme est le point le moins impressionnant du jeu, cela n’empêche qu’il soit soigné : les villages, les paysages et les personnages principaux possèdent un charme et une harmonie rarement vus sur Rm2k. Les différents lieux visités, toujours dans des teintes froides, bleues, dégagent une aura qui ne laissera personne indifférent. Seuls points laissant à désirer : les monstres ne sont pas très beaux et les PNJ, issus de mix RTP et planches amateur, ressortent trop vis à vis des héros. Très agréable à l’œil tout de même. Niveau son, c’est une tendance ambient-techno qui se dégage, avec des thèmes rythmés et mélodieux s’enchaînant avec toujours ce sentiment d’intégrité et de constance. Les sons, principalement créés par Unikfingers, sont originaux et bien utilisés.

Bon, vous l’aurez compris, Aedemphia est une bombe de RPG qui relègue sans souci Dark Soul au rang de babiole de fond de tiroir. Monstrueux !!

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