Test :
John McSpike
Par CGK
L'état d'esprit du concours a changé au cours des années. Certains tests du passé peuvent avoir un franc parler mais aussi un caractère choquant. Nous nous excusons d'avance pour cela.
John Mc Spike

... Egalement appelé Jean du Piquant, ce jeu a été réalisé par le type le plus zoné de l'univers du RPGMaking, j'ai nommé Saturnome... Alors, délire en perspective ?


Scénario : Le brave John va vivre ce dont beaucoup de jeunes gens ont rêvé : traverser l'écran d'un PC et se retrouver dans un RPG... Pas clairement original tout ça... Pour compliquer le tout, John débarque dans un monde régit par l'ignoble Pistolekah, marionnette d'un personnage encore plus ignoble : Alex RuTiPa... Qui a trouvé, lors de l'arrivée de John, un moyen de passer lui aussi de l'autre côté de l'écran, pour envahir le monde réel et se venger des humains...

Un scénario un peu brouillon donc, mais dont on n'attend qu'une chose : qu'il se développe... Continuons donc notre visite !

Univers : On passe de notre brave monde cruel, à un univers de jeux vidéos, avec ses personnages caractéristiques, ses petits animaux sympatoches (F le chat...); et autres trucs bien classiques. Des villages de RPG, des personnages de RPG... John n'est pas tombé dans le dernier megaman...

Cependant, outre le cachet « RPG », on prend également le cachet « communauté du making » pour fonder cet univers. Du coup, on se retrouve avec des mogs, un pont Tifredi, un professeur Soda... Mais pas de CGK... Ce jeu est donc très mauvais, passez directement au test suivant...

Dialogues et mise en scène : C'est là qu'on entre véritablement dans la partie la plus hallucinante du jeu. Les dialogues sont très souvent flyés, et l'essentiel est noyé dans un tas de vannes foireuses, de private jokes, et autres inepties saturniennes. La mise en scène aussi n'est pas piquée des hannetons, ma saynète préférée étant John découvrant sa peur des lampes de chevet...

Personnages : John Mc spike est un lycéen boutonneux aux cheveux verts qui aime les jeux vidéos et déteste sa prof de français (qui picole car elle a des élèves impossibles)... Au cours de ses prérigrinations, il rencontre le professeur Soda (gentil mais un peu allumé), son fidèle serviteur F le chat, le maître d'armes Mog (rapiat mais bon maître...), l'odieux Pistolekah, l'ignoble Alex RuTiPa... Bref, une clique de personnages étranges mais attachants, qui ajoutent au côté comique du jeu.

Graphismes : un bon mélange de tout ce qui se fait en rip à l'heure actuelle, plutôt bien posé. S'il n'y a pas vraiment d'originalité pour ce point, ça a le mérite d'être agréable à regarder.

Programmation : Il y a eu pas mal de travail sur ce point, pour aboutir à plusieurs systèmes sympas. Entre autres, des saynètes bien réglées, un menu, un systme de combat à la A-RPG... Saturnome s'est donné du mal !

Gameplay : Une touche d'originalité dans ce monde de brutes : un A-RPG ! John se bat avec un espèce de sabre laser, et terrasse ses adversaires en les tranchant. On a l'occasion d'essayer ce système d'abord dans son rêve, au début du jeu, puis après l'entrainement chez le mog. C'est plutôt agréable à jouer, malgré des difficultés à la prise en main.

Humour : Ah... l'Humour saturnien. Tout un programme... Et pourtant, on en voit peu, dans John Mc Spike. Il y a certes pas mal de petites piques d'humour non-sens, mais pas autant que dans certaines autres productions du canard fou. C'est aussi un humour parfois private joke, ce qui exclut le joueur qui ne connait pas bien notre petite communauté. Bref, marrant, mais pas tant que ça finalement !

Musique et sonorisation : Ah, moi j'aime bien la sélection musicale opérée par saturnome. C'est toujours un plaisir d'écouter ces bizarreries qu'il va nous chercher souvent très loin des classiques du RPG...

La sonorisation n'est pas mauvaise, mais n'a rien d'exceptionnelle.

Durée de vie : Environ une heure et demi, sans ennui, et tambour battant. Cette durée de vie peut-être largement allongée par la quête de la collecte des capsules, et par le déblocage des mini-jeux ! Ca c'est une excellente idée de M. Sat !

Conclusion : JMS fait un peu figure d'ovni dans le monde du making ! Un mélange de scénario classique et de réalisation originale, bordé d'un humour cartoon, pour un jeu sans prétentions, si ce n'est de nous faire passer un bon moment. Son plus grand défaut : son côté private joke !

Quelle note donneriez-vous à ce test ?

Ce test est-il bien rédigé, compréhensible, complet, respectueux ?

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