Test :
John McSpike
L'état d'esprit du concours a changé au cours des années. Certains tests du passé peuvent avoir un franc parler mais aussi un caractère choquant. Nous nous excusons d'avance pour cela.
Avant AdA2, l’ami Saturnome (désignation aucunement intime, je précise c’est pour rappeler qu’on fait des tests objectifs, sans « copinage », quoi…) nous programmait déjà un jeu humouristique sur notre Rm2K favori. Sa sortie n’ayant pas créé un véritable succès, le jeu se paie une seconde chance en participant aux alex d’or 2003/2004…et force est de constater que ce choix n’est pas pour nous déplaire !

Un petit aperçu du scénario : en premier lieu, vous contrôlez John McSpike, cancre de son étât, dans le monde réel. Après avoir invité un pote aussi nul en RPG maker que Maïté en sport automobile, notre héros tombe dans une faille spatio-RPG-temporelle le précipitant au fin fond d’un véritable jeu de rôle amateur. Une sorte de Jumanji en moins sauvage, si vous voulez. Comme je le disais au départ, John McSpike, tout droit sorti de l’esprit déjanté de notre caribou Saturnome, est un jeu humouristique. Et si le nom de Saturnome ou des Aventures d’un Avatar 2 ne vous dit rien, mais que la série des ZAZ vous fait grimper au plafond, alors ce jeu est pour vous !
Peut-être un peu moins pinçant ou délirant qu’AdA2, John McSpike jouit d’un cocktail de blagues, vannes et gags qui ne laissera personne indifférent. Ca sonne « private joke » un peu trop souvent, mais le jeu réussira sans nul doute à tirer au moins un bon sourire du joueur inculte de la scène making francophone.

Graphiquement, un soin tout particulier a été apporté : les personnages, au look furieusement Romancing SaGa 3, sont réussis et les décors, cohérents et bien fournis en détail, sonnent juste et se pament même parfois d’effets amusants…dommage qu’ils soient si peu nombreux, et c’est là tout le problème.
La durée de vie, de l’ordre d’un petite heure de jeu en essayant de chercher les pastilles et les numéros de téléphones (j’y reviendrais), est regrettable, surtout quand on sait qu’il n’y aura peut-être pas de suite…le jeu se termine pourtant assez brutalement.
Pour pallier à ce problème, le créateur récompense, suivant le nombre de pastilles collectées au cours de l’aventure, le joueur méritant en lui proposant une petite dizaine de minis-jeux plaisants et pas si simples…de quoi rallonger une durée de vie un peu faiblarde.

Côté gameplay, JMS est un action-RPG, on s’en doute depuis la première scène de jeu (et le système est plutôt bien geré) mais on n’en verra la couleur, et encore assez pâle, que vers la toute fin de la démo…là aussi tout cela est fort dommage, le jeu possédant un potentiel certain. Néanmoins, aucun temps mort ne sera rencontré et aucune phase de dialogue ne paraîtra de trop, le rythme est plutôt soutenu et il y a tout de même quelques quêtes annexes : une collecte de pastilles Saturnome et des cabines téléphoniques piqueront la curiosité des joueurs perfectionnistes, voulant tout connaître du jeu auquel ils jouent. Seul bémol : la cadence de marche du héros peut sembler trop lente pour certains, de quoi énever.

Enfin, musiques et sons sonnent admirablement aux oreilles, le choix des pistes est habile et bien coordonné (allant des jeux comme Mafia aux films tels que Scarface, en passant par les Markeys, un groupe de charleston que tout le monde a oublié), pour autant que l’on soit réceptif aux sonorités d’antan…

Conclusion : si vous voulez vous amusez et bien rigoler pendant une heure, téléchargez John McSpike ! Le jeu ne tient peut-être pas toutes ses promesses, il reste néanmoins accrocheur et fort bien réalisé.

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