Test :
Legend Of Lemidora
L'état d'esprit du concours a changé au cours des années. Certains tests du passé peuvent avoir un franc parler mais aussi un caractère choquant. Nous nous excusons d'avance pour cela.
Tiens mais je connais ce logo, c’est celui de la série des LanceDragon…Bah on recycle bien des chipsets, pourquoi pas les logos ?… La team Atreides (que vous avez peut-être pu apprécier dans ses quelques frasques forumesques…naaan, pas de mauvaise langue !) nous propose la première partie de ce qui s’annonce être une grande aventure. Faisons abstraction de tout ce qui s’est dit ou écrit concernant ce jeu, ne pas prendre en compte la présentation lamentable des auteurs dans leur dossier Alex d’Or, et sans plus tarder suivre l’histoire d’Alex-Van et Kyosuke.

Tout commence dans une forêt, après une introduction animée (merci les vidéos) et parlée (merci la québécoise), où les deux héros de l’aventure, cités plus haut, chassent le Skirtou. Rentrant au village, les deux compères vont bientôt se combattre dans un tournoi très dynamique (mais pas jouable) et décider, à l’issue de celui-ci, de partir à l’aventure. Ils vont croiser dragons, fantômes, squelettes et yeux maudits mais également se faire des alliés, notamment Costha, un jeune samurai, qui se joindra à eux vers le milieu de l’aventure, et Meria, la bibliothécaire du continent, qui les aidera à déchiffrer de précieux manuscrits. Vers la fin, Anshu, le maître d’armes d’Alex-Van et Kyosuke, sera également mais brièvement contrôlable. Aussi, pour terminer, une histoire parallèle encore assez nébuleuse est contée durant la partie, mettant en scène d’autres personnages aux longs cheveux et au destin plus sombre. Je ne dévoilerai rien d’autre, notamment au sujet des rebondissements nombreux de cette première partie, mais force est de constater que l’histoire, bien qu’aussi originale qu’une rentrée des classes au JT de 13 heures, est agréable et très bien mise en scène. On s’attache aux personnages et l’aventure est très rythmée. Un très bon point même si quelques scènes sont téléphonées, dont une qui lorgne franchement vers le plagiat du Seigneur des Anneaux (le moment où Alex-Van dit à Kyosuke qu’il n’est jamais allé aussi loin de son village rappelle étrangement un dialogue entre Frodon et Sam…).

Concernant le gameplay, le CBS et le CMS de base de Rm2k sont ici réutilisés. Concernant le CMS, rien à dire, il reste égal à lui-même. Quant au CBS, il profite d’un dynamisme très agréable. Les différentes actions possibles (coups normaux et spéciaux) sont mises en valeur par de très sympathiques animations et bruitages. Dans le principe rien de nouveau mais on ne peut s’empêcher de s’amuser, je vous l’assure. Un système bien pensé permettant, selon un nombre de points (dits Migrants) en stock, d’esquiver certaines batailles impromptues est bienvenu, et l’achat d’objets utiles au périple de nos héros possède une représentation originale et rafraîchissante. La difficulté est élevée et les énigmes longues, il ne sera donc pas étonnant de mourir parfois et de retourner aux villages pour cause de pénurie d’herbes de soin, mais jamais au cours de la partie cette difficulté n’est rédhibitoire. Enfin, quelques errements dus à des bugs, pourtant anodins (comme un compte-à-rebours qui ne sert parfois à rien), facilitent même certaines énigmes…Je pense aux dernières ruines dont on peut « zapper » un grand morceau rien qu’en passant derrière un muret. Cela reste à corriger, tout comme la lenteur du héros, mais aucun jeu n’est parfait.

L’habillage est, lui, inégal. Concernant les graphismes, le jeu possède quelques bonnes intentions (l’animation des personnages en combats et durant les tournois, l’habillage des combats en général, les vidéos et la représentation de l’obtention des objets, j’en oublie peut-être) mais pèche par des décors (issus de nombreux rips de Wild Arms et de SoM2, entre autres) assez vides et des charsets issus de RTP. Néanmoins tout ceci profite d’un dynamisme étonnant (il faut voir la seconde partie de la grande bibliothèque) et, au final, ne constitue pas un réel défaut en soi, d’autant plus que rien n’est repoussant, loin de là. La bande-son est un gros point fort, avec des thèmes bien choisis dans l’ensemble (tirés de films comme le Roi Lion ou The Rock que l’on a pas l’habitude d’entendre sur Rm2k), parfois un peu grandiloquents et des bruitages puissants. Enfin, les dialogues sont convenables mais possède quelques fautes d’orthographe.

Pour conclure, avec une durée de vie d’environ 4 heures et bien qu’il pourra être jugé prétentieux par de nombreux aspects, Lemidora est un jeu solide, très agréable à suivre et au challenge certain. Une excellente surprise !

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