Test :
La-La-Koosha
L'état d'esprit du concours a changé au cours des années. Certains tests du passé peuvent avoir un franc parler mais aussi un caractère choquant. Nous nous excusons d'avance pour cela.

La-La-Koosha est incontestablement un jeu original. Un jeu, oui, pas une simple introduction ou une suite d’événements non jouables. Est-il digne d’intérêt pour autant ? C’est ce que nous allons voir.


La-La-Koosha est l’adaptation libre d’un roman. Il met en scène un adolescent prisonnier de son rêve, prisonnier d’un village volant bien agréable mais dans lequel il commence à s’ennuyer ferme depuis que le temps semble s’être figé. Le but du jeu consiste alors à récupérer un certain nombre de « fragments de temps » devant conduire à son réveil dans la vie réelle. Au début du jeu, le temps reste figé sur neuf heures du matin, mais chaque nouveau fragment de temps récupéré débloquera une autre heure de la journée (ou de la nuit) accessible par un système de voyage dans le temps. Les fragments sont en possession des habitants, et peuvent être le plus souvent acquis en échange d’un petit service, comme par exemple aller chercher un pain au chocolat à la boulangerie du coin.

Le scénario est très fragile, même s’il laisse présager des développements intéressants, mais le concept est original, bien qu’assez rébarbatif et nuisant du même coup à l’immersion du joueur : on se contente d’effectuer des aller et retour, certes à la fois dans l’espace et dans le temps. Fort heureusement, ces aller et retour se font dans un décor assez réussi, et nous en arrivons à des points forts du jeu : les graphismes.

Des graphismes très peu variés, mais réussis, ce que laisse présager d’office l’écran titre. Le village est beau, malgré un mapping plutôt carré et contenant quelques erreurs mineures. La boîte de dialogue est jolie, elle aussi, et s’intègre bien au décor, et les quelques animations sont assez somptueuses. On peut relever un temple et quelques autres éléments de chipsets customs, de bonne qualité. Les effets de lumière, une fois la nuit tombée, sont là encore bien réussis. De multiples symboles runiques ornent les sols, beaux à voir mais à l’utilité très contestable. A ce propos, on ne peut que saluer le logo du jeu (que l’on retrouve sous forme de symbole devant le temple), remarquable. La « dimension alternative du Réseau Ria » propose là encore, mais dans un style totalement atypique, des graphismes de très bonne facture. Dernier point : le générique de fin est à ne pas rater.

Et les graphismes ne sont pas le seul point fort du jeu. Les musiques, bien qu’aucune ne soit custom, sont mélodieuses, semble-t-il plutôt méconnues, et collent très bien aux images. Les textes et les dialogues sont eux aussi soignés, malgré une syntaxe parfois moyenne et une ponctuation un peu trop « impulsive ». Je ne m’étendrai pas sur le CMS, encore en construction ; le design est réussi et son contenu est bien réparti, mais il y a à mon goût trop d’espace pour si peu de données à afficher (on notera aussi le terme « orichalque », tiré du mythe de l’Atlantide et qui n’a peut-être pas sa place ici). Pour le reste, pas de combats aléatoires – on ne s’en porte pas plus mal – ni de donjons à explorer.


La-La-Koosha est donc un projet soigné, beau – le travail custom est louable – et original, mais dont le gameplay limité au plus haut point lui enlève malheureusement une bonne part d’intérêt.


Catégories compétitives

Note globale 2

Scénario 1,5
Univers 1
Personnages 0,5
Mise en scène 1,5
Graphismes 3,25
Bande-son 3,5
Programmation 2,5
Durée de vie 0,5
Gameplay 0,5
Originalité 3,5

Catégories spécifiques

Humour 0,5
Non-RPG 2
CMS 2

Catégories mineures

Immersion 1
Mapping 2,5

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