Test :
Nine Sages I - Au Secours des Dieux
L'état d'esprit du concours a changé au cours des années. Certains tests du passé peuvent avoir un franc parler mais aussi un caractère choquant. Nous nous excusons d'avance pour cela.

Il est fondamental pour nous, braves testeurs, de ne pas avoir de préjugé sur un jeu avant de le tester. Cela dit, suite à la panoplie hélas décevante des « jeux » qui nous avaient été jusque là confiés, j’avoue avoir été optimiste avant de m’essayer à 9S : les screenshots proposaient des graphismes simplistes mais correctement exploités, et le scénario résumé en quelques lignes, bien que baignant allègrement dans le cliché, laissait présumer une histoire solidement ficelée. J’étais optimiste, donc ; je ne l’aurai pas été longtemps.

Par où commencer ? Si 9S avait eu des qualités, on aurait commencer par elles. Elles sont hélas inexistantes, ou ni négligeables qu’elles sont au final entièrement masquées par la myriades de défauts. Commençons par la difficulté du jeu. 9S fait partie de cette famille de jeux où il s’avère indispensable de sauvegarder sa progression toutes les dix ou vingt cases tant les probabilités de game over sont élevées. Les combats sont assez fréquents et les tentatives de fuite – cruciales – sont loin de ne se solder que sur des réussites.
Parlons-en, des combats. Les premiers ennemis rencontrés ne posent aucun problème. Toutefois, sitôt qu’on s’éloigne de quelques pas sur la carte, la difficulté change du tout au tout, et rien dans les décors ne permet de prévoir un tel changement. On passe d’ennemis assez faciles à vaincre à des ennemis surpuissants tuant très amplement les personnages en un coup. Pas terrible, l’équilibre.
Et la progression des personnages, me direz-vous ? Ils doivent bien monter de niveau, ces gaillards ! Oui, vous répondrai-je, mais pour ce que ça change… Nous en arrivons donc au deuxième défaut de taille : pour faire progresser les personnages, le leveling est absolument insuffisant, quand bien même on y passerai des heures. La solution consiste alors à trouver des ennemis qui ont une chance de laisser tomber des Elixirs, objets capables d’augmenter les attributs de façon permanente. Ainsi, le niveau ne sera jamais représentatif de la puissance des personnages. Seuls les elixirs ingurgités importent.

Peut-être trouverons-nous notre bonheur ailleurs, dans la liberté de mouvement et la multitude de quêtes annexes, par exemple ? Eh bien non. La liberté de mouvement est certes bien réelle, mais s’avère strictement inutile. Le monde est terriblement vide et la quête principale est d’une linéarité alarmante. Quant aux quêtes annexes, elles sont réduites à leur plus simple expression et n’ont aucune répercussion sur quoi que ce soit.
Je disais que le monde était terriblement vide, tant au niveau du terrain que des villes et donjons. Mais il est d’une richesse à couper le souffle si on le compare aux donjons. Mention spéciale pour ces derniers, constitués trop souvent d’un minimum de cinq carrés de pixels différents : un pour les escaliers montants, un pour les escaliers descendants, un pour les parois, un pour le sol, et un dernier pour les squelettes jonchant le sol. Ces donjons sont ainsi labyrinthiques au plus haut point. Ils sont en outre extrêmement vastes… Comble de l’inadmissible : une fois le chemin de l’allé effectué, il faut s’attendre à devoir se farcir également le chemin du retour. Avec les combats à répétition et les indispensables sauvegardes qui vont avec. Honteux.

Quoi d’autre ? Ah oui, le scénario… quatre dieux, trois gentils et un méchant ; le méchant emprisonne les gentils et le héros doit les libérer. Justement, en parlant du héros, il dispose d’autant de personnalité que le sprite qui le représente à l’écran. Il en va de même pour les autres personnages. La mise en scène et les interactions entre personnages sont inexistantes, et les dialogues sans intérêt – en plus d’être mal écrits. Quant au background, c’est avec beaucoup de peine qu’on tente de se l’imaginer.
9S possède bien d’autres défauts, plus ou moins importants, mais nous avons soulignés les principaux.

Verdict : on peut dire que 9S est un bon exemple d’un jeu RPG Maker bâclé et mal maîtrisé. Rien n’est intéressant, sans parler du cruel manque de rigueur (pour s’en rendre compte, il suffit de jeter un coup d’œil au nom de l’équipement dans le fichier txt joint). Tout est en définitive ennuyeux et agaçant au possible. Il n’y a rien à retenir de ce jeu.

Catégories compétitives

Note globale 1

Scénario 1
Trame 0
Personnages 0
Mise en scène 0
Graphismes 0,5
Musiques /
Programmation 1
Durée de vie 2
Gameplay 0,5
Originalité 0


A la question de savoir s’il y a des catégories spécifiques pour lesquelles l’auteur désire concourir, celui-ci écrit « pourquoi pas toutes… » alors qu’aucune ne s’applique à son jeu. Hmm.

Catégories spécifiques

Humour 0
CBS /
Non-RPG /
Mini-jeux /
CMS /

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Ce test est-il bien rédigé, compréhensible, complet, respectueux ?

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