Test :
1 RPG Sans Nom Episode 7

Temps joué : 4 h 30 min


Introduction

Dans la série des "RPG Sans Nom", un nouveau né vient de rentrer dans la famille, le 7e Volet.

Toujours branché sur un humour omniprésent et des personnages qui ne savent pas ce qu'ils font ni où ils vont et qui se tapent dessus à longueur de temps, "1 RPG SANS NOM 7" nous plonge droit au cœur d'un RPG qui a évolué et qui s'est refait une beauté depuis le dernier volet selon l'auteur, en le transformant en A-RPG.

Pour découvrir plus en profondeur ce petit dernier de la famille des RPG Sans Nom, étudions-le en long, en large et en travers, afin de savoir s'il mérite de recevoir les Awards pour lesquels il concourt.

La suite, c'est par là !


Awards généraux

Gameplay (Note : 2,75/5)

Les touches directionnelles sont de rigueur, comme dans nombre de RPG.

Le fait d'avoir un système de permutation de personnage grâce aux touches numériques permet de varier le style de jeu, on peut donc personnaliser légèrement son évolution dans le jeu.

De plus, le tutoriel (ou le premier niveau après l'intro), permet de prendre en main assez facilement et rapidement les différents personnages et leur caractéristiques personnels (quoique j'ai toujours pas trop pigé comment fonctionnait le dernier qui balance son copain/sa copine)

Outre ce point intéressant, la petite explication sur les quêtes, classique mais c'est toujours bon de le rappeler.

Histoire (Note : 3/5)

NOTE DU JURE :
Je n'ai pas eu la chance de pouvoir jouer aux 6 premiers "RPG Sans nom", je ne peux donc dire de manière véridique et sûre si l'histoire à un quelconque rapport avec ce volet.


L'histoire se déroule de manière assez simple.
Elle est fragmenté sous forme de chapitre (CF paragraphe SYSTEME), et chaque chapitre se déroule dans un environnement principal à chaque fois (village, pyramide, château, prison ...)

A la manière d'Inception, (attention, accrochez-vous, ça se répète) le joueur (c'est à dire nous) incarne plusieurs personnages (eux), lesquels devront sauver le jeu d'un des leurs en plongeant à l'intérieur de celui-ci afin de défaire le programme démoniaque qui s'y balade.
Sans cesse, dans l'histoire on nous rappelle ce détail de par les répliques inopinées des protagonistes.

L'histoire ne se complique pas plus que ça, on enchaîne les niveaux les uns après les autres en se rapprochant de plus en plus du boss de fin, sans surprise particulière.
La narration est maîtrisée dans le sens où les personnages savant d'eux-même ce qu'il doivent faire au sein du jeu, puisqu'ils en sont les créateurs, donc le joueur les suit dans leur périple.

Ambiance et immersion (Note : 2,75/5)

Certains passages sont classique, mais drôle grâce au caractère des personnages et du contexte qui régnait.

En revanche, le jeu devient vraiment prenant à partir du chapitre 5 dans la pyramide.
Le chapitre de la prison est quant à lui, absolument captivant, car il est construit sur une base de "Die&Retry", donc le niveau est plutôt complet et compliqué, mais pourtant, de part la simplicité des commandes, des actions et des maps, paraissait au contraire plutôt simple.

Les graphismes sont plutôt bons, simples mais propres, avec cependant quelques différences notables au niveau de certains personnages (je ne parle évidemment pas des charsets bidon qu'on croise dans le premier village, la, c'est plutôt marrant)

L'univers global, l'ambiance qui règne à l'intérieur du jeu, de part les dialogues, les répliques, les charsets, les événements, forment un tout assez drôle, parfois hilarant, peut-être parfois un poil trop lourd ...

Les musiques s'accordent bien dans l'ensemble, même si certaines peuvent paraître décalé et sans réel rapport avec la map à laquelle elle on été associées.

Graphismes (Note : 2,25/5)

La plupart des décors, éléments de mapping et environnement sont bien adaptés, beaux, propres, bien organisés.
Le graphisme est plutôt homogène (ou au moins dans chaque chapitre) et ne présente pas de défaut particulier.

Chaque niveau à son propre type de graphismes (en tout cas dans la forme et le type d'environnement), certains ont carrément un autre univers (CF chapitre de l'Etoile Noire)

Pas grand chose à dire au niveau des graphismes, si ce n'est une certaine variété d'un chapitre à l'autre et une cohérence continue au sein de chaque niveau. A part ça, ils ne transcendent pas non plus.

Bande-son (Note : 2/5)

La plupart des musiques, comme indiquées dans le paragraphe AMBIANCE, sont plutôt bonnes, même si certaines font un peu bizarres sur certains passages (trop techno parfois).

Beaucoup de musiques connues, certaines remixées, lesquelles donnent des ambiances d'action, un peu de suspens parfois, mais qui entraînent relativement bien le joueur dans l'aventure.
Certaines sont peut-être un peu (beaucoup) répétitive et assourdissante, mais n'altèrent en rien l'ambiance principale du jeu

Au niveau des longueurs, certaines sont sympas et s'ancrent bien puisque certaines scène se prêtent parfaitement au timing, d'autres peut-être un peu répétitives et un peu lassantes quand on n'est pas au cœur même de l'action du jeu (ce paragraphe a été rédigé avec une bande-son du jeu qui faisait exactement 30 secondes).

En résumé, pas une bande-son du Feu de Dieu, pas super développée, mais suffisante pour mettre la bonne ambiance dans le bon jeu.


Awards spécifiques

Level-design (Note : 2,25/5)

La construction des niveaux est bien pensée, certains sont très complexes et offrent des énigmes sympa à résoudre pour pouvoir avancer, d'autre très classique pour pas se casser la tête dans les missions de bases.

Chaque map a son propre level-design, pas de répétitions ou de copier-coller, selon son environnement de référence.

Certaines maps peuvent paraître vide, mais c'est parce qu'il s'agit de maps d'arènes, donc des maps ou il faut de la place pour battre les Boss.

Rien dans la level-design ne bloque la façon de jouer, la façon d'utiliser les techniques spéciales, de se déplacer ...

Rien de particulier à dire sur le level-design, classique, respecté et cohérent, mais pas super original.

Systèmes (Note : 3/5)

Pas mal de fonctionnalités de base ont été coupé au montage, mais c'est pour mieux en implanter de nouvelles, telle que la permutation de personnages à même le jeu sans passer par le menu (qui a été rendu inaccessible aussi).

Le jeu, selon les dires de l'auteur, à été transformé en A-RPG par rapport aux 6 précédents épisodes.
Cela inclut l'apparition des techniques spéciales à chaque personnages, déclenchables par la touche MAJ lorsque la barre de pouvoir est pleine.

Chaque personnages à sa propre capacité spéciale, plus ou moins efficace et utile ...

Parlons des autres systèmes que l'on rencontre dans le jeu :

Beaucoup de référence aussi au niveau du gameplay et de la facon de jouer. J'en veux pour preuve le niveau spécial "Slender", qui est une copie conforme du jeu Slender, mais en un peu moins intéressant, puisque les 8 pages se trouvent assez vite et que l'histoire de Slender est tournée au ridicule.

Les combats sont, en revanche, très déséquilibrés.
D'un côté, les sbires et les monstres qui se baladent dans les maps ne sont pas d'une grande difficulté.
De l'autre, concernant les Boss ... c'est peut-être un poil (mais alors un très gros poil) trop difficile, par exemple l'affrontement de la Grande Po Fine, comment pouvoir vaincre un boss qui balance des minions à tout bout de champs et qui se régénère en PV à longueur de temps ? Ce combat est tout simplement beaucoup trop difficile, ca en devient rageant au bout d'un moment.

Vous l'aurez compris : gros bémol sur la difficulté des combat, notamment pour les Boss.

Autrement, les systèmes sont globalement bien travaillés, les infiltrations sont cool et bien gérées (avec cependant quelques petites erreurs de champ de vision, essentiellement dans la prison), les explorations sont cools, les énigmes sont réfléchies.

Mise en scène (Note : 2,5/5)

La mise en scène est assez compliquée à étudier, puisque la totalité du jeu repose sur l'absurde et le principe de mise en abîme façon JV (un jeu dans un jeu).

Les niveaux s'enchaînent de manière assez linéaire (même si certains, bien qu'ayant le mérite d'être funs et divertissants, n'ont pas vraiment d'utilité au sein même du scénario), on suit plutôt bien l'histoire.
Au final, le côté un peu absurde, fantaisiste et humoristique nous rattrape tout le temps et on se dit "Bon, le jeu est pas glorieux, mais au moins il est marrant".

La plupart des niveaux sont bien mis en scène, avec des musiques, des ambiances et des environnements adéquats, et qui ne tournent pas à l’exagération à la première occasion.

En résumé, on aime y jouer, à ce jeu, même si il n'est pas super riche en terme d'originalité et d'éléments surprenant qui sorte de l'ordinaire.

Univers (Note : 3/5)

L'univers est plutôt bon, bien que très varié, loufoque, parfois trop bizzare.

On notera la présence de quelques références à d'autres univers de la pop-culture au niveau de l'histoire (comme Pirate des Caraïbes pour le niveau des indigènes ou le personnage de Luigi ou Pokémon au village), même si la plupart des références se trouve au début du jeu, dans les bureaux où l'on croise tout et n'importe quel perso de jeux vidéo (kirby, pikachu, bowser ...)

Comme précisé dans le paragraphe histoire, je n'ai pas joué aux 6 premiers épisodes de la série en question.
Outre le fait que l'auteur est parti du principe que les personnage étaient déjà connues des joueurs, rien n'empêche de jouer cet épisode sans avoir auparavant testé les 6 précédents.
Comme quoi le background est apparemment très simple et finalement assez souple, puisque après 7 épisodes d'une série humoristique, le jeu est toujours accessible.

Personnages (Note : 3,5/5)

Dans la continuité des 6 premiers épisodes de la saga "1 RPG Sans Nom", on y retrouve les mêmes personnages (j'ai joué vaguement au 1 et je me rappelle bien du Grand Po Fin et du héros principal ainsi que son pote).

Toujours porté sur un humour parfois très proche de celui de notre quotidien, parfois drôle, parfois hyper-lourd, la totalité du jeu est basé sur un fait absurde : la "rébellion" de l'ordinateur du héros pour créer son propre jeu en pourrissant celui du héros.

Tous les personnages, avec leur caractère propre et parfois hilarant, balancent des vannes à longueur de temps sur le jeu dans lequel ils évoluent et en critiquant les goûts et les idées de l'auteur, ce qui nous rappelle constamment qu'on ne joue pas au jeu auquel on s'attendait, mais au jeu du héros lui-même.

Mention spéciale au personnage Hypnodisc et son animosité plus qu'évidente envers les quêtes secondaires, et qui pète des câbles à chaque niveau du jeu

Peut-être parfois un poil trop vulgaire ou trash, les persos, à surveiller selon le public visé.

Introduction (Note : 2/5)

Dès le début, on commence direct avec un cinématique :
2 personnages sur un tank écrasant d'autre personnages d'univers différent, tout ceci sur une musique de métal mélodique bien lourde.
Forcément, on s'attend a un jeu qui déboîte, qui file des frissons et qui retourne la cervelle.

Bon, au premier chapitre (Prologue), on tombe pas vraiment sur ce à quoi on s'attendait.
Une bande de guignol qui se tapent dessus à longueur de journée qui rentrent ensemble dans une machine pour sauver un jeu vidéo ... Ah bah oui, c'est tout de suite moins épique ...

Bref, l'intro nous montre les deux personnages principaux qui se sont affrontés tout au long des 6 derniers épisodes, faire face à une nouvelle menace, une sorte de Jarvis pour jeux vidéo un peu trop intelligent et autonome qui décide de faire son propre jeu en piquant les ressources du héros (bouh, le vilain !!)

Suite à cela, le reste des personnages arrive dans le jeu parce que le héros, étant trop faible, ne peut pas débuger lui-même son jeu, donc il fait appel à l'empereur et à ses sbires.

Ainsi débute l'aventure de nos 8 héros qui s'engouffrent dans le jeu, tous avec un but bien précis (mais pas tous le même).

En elle-même l'intro du jeu est un peu inutile, l'auteur précise dans la description du chapitre qu'il présente tout ceux qui ont posté leur candidature pour apparaître dans le jeu.
En gros, le crédit est au début, de plus, on n'aperçoit aucun nom ... Utilité ? Pour moi aucune.
Ce chapitre n'a sa place qu'à la fin.

Sinon, l'intro du jeu lui-même se présente de manière banale, un évènement déclencheur, un protagoniste, un responsable, une victime, des copains et c'est parti pour la baston.

Rien de très glorieux, c'est même un peu désorganisé.

Graphismes originaux (Note : 0/5)

(Ce jeu ne participe pas à cette catégorie compétitive)



Musiques originales (Note : 2,25/5)

Comme je l'ai déjà dit, les musiques du jeu sont plutôt bonnes dans l'ensemble, certaines collent bien avec certaines scènes, d'autres un peu moins.
On y retrouve quelques thèmes et riffs bien connus (la musique de la pyramide me dit quelque chose, mais impossible de me rappeler), d'autres ont des thèmes plutôt entraînants et qui s'adaptent bien avec les scènes.

D'autres par contre, sont un peu décalées par rapport au thème de leur scène attribuée (parfois trop rock, trop techno, trop rapide ou même sans réel lien d'ambiance).

En revanche, il faut egalement parler des musiques de la bande-son qui sont personnalisées, faites-main par l'auteur et ... c'est tout simplement abominable.
La qualité des musiques est affreuse (CF Bonne fête Slender et La Manucure de La Grande Po Fine), même si le jeu touche beaucoup à l'humour, il n'en demande pas moins de la qualité, et la, on touche le fond ...
Quitte à personnaliser les musiques autant s'en donner les moyen ou ne pas le faire du tout :/
Bon, on ne dira rien d'autre sur les musiques personnalisées enregistrées par l'auteur lui-même, parce qu'elles sont vraiment de qualité médiocre et pas du tout agréables à l'écoute.

En bref, une bande-son parfois pauvre et un peu répétitive, mais qui n'empêche pas d'apprécier le jeu dans son intégralité.




Conclusion (Note totale : 3/5)

Pour conclure le test de ce jeu (qui est en fait le dernier testé), on peut dire que "1 RPG Sans Nom" nous plonge au cœur d'un jeu qui respecte finalement le thème et l'univers principale de la série, à savoir l'humour et l'absurde.

En terme de matière graphiques, le jeu est propre mais pas extraordinaire, il reste plus ou moins classique.

En terme de jouabilité, certaines phases sont vraiment sympas, notamment l'exploration, les infiltrations et les énigmes, mais encore une fois, la difficulté à été selon moi très mal gérée concernant les Boss.

En terme d'ambiance (musicales et graphiques), le jeu est bien cadré, bien travaillé (outre quelques fantaisie de la part de l'auteur tout a fait à bannir pour moi), on se sent vraiment au cœur de l'univers dans lequel on joue.

En résumé :
"1 RPG Sans Nom Épisode 7" est un bon jeu, sans beaucoup plus.
De bons systèmes, un bon gameplay, des persos sympas, des maps simples et construites, mais pour ma part, pas vraiment de quoi y passer des heures.
De plus, étant donné que la difficulté des combats a été gérée de manière un peu bizarre, j'ai souvent ragé contre le jeu, mais sans incidence sur la rédaction du test

"1 RPG Sans Nom Épisode 7" pourrait sûrement obtenir plusieurs prestigieux Award avec davantage de travail et d'approfondissement de certains côtés (puisque apparemment c'est une série assez connue du public de makers), mais d'après l'analyse du produit fourni, mon encouragement n'ira qu'à l'Award SYSTEMES.


Remarques diverses

Quelle note donneriez-vous à ce test ?

Ce test est-il bien rédigé, compréhensible, complet, respectueux ?

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