Test :
Agent StyLeR Mission Multivers

Temps joué : 2 h 30 min


Introduction

Un multivers du making ! Je trouve l’idée géniale, même si elle n’est pas nouvelle (Star Ocean 0 le faisait déjà). C’est toutefois la première fois que je vois un jeu entièrement dédié aux autres jeux, on n’est plus dans de simples clins d’œil à Star Ocean.

De plus, j’apprécie les trois univers du multivers, issus de jeux emblématiques de la dernière saison : Evershade, Kingdom of Nyabur et Glixel.

C’est parti pour le Kingdom Hearts du making.


Awards généraux et spécifiques

Meilleur Scénario (Note : 5/10)

Le scénario est basique de chez basique, et ne sert que de prétexte à voyager dans les univers du making. En résumé, on dirige l’agent Styler, chargé de protéger le monde en évitant que des univers ne pètent un câble. Il va donc voyager dans la ville qu’on aperçoit dans Evershade, puis dans une forteresse du royaume de Nyabur, pour finir dans le core de Glixel.

On se croirait dans un Kingdom Hearts version RPG Maker, avec tout de même une particularité : les boss de chaque univers sont les héros d’origine. On se bat donc contre le prince, l’héroïne de Glixel, etc. C’est assez étrange comme concept, mais pourquoi pas — ça a le mérite d’être original.

En dehors de cette particularité, le scénario est assez inexistant. On a droit à une mini-histoire dans chaque monde, mais vraiment très légère, la plus réussie étant celle du premier monde, Evershade. Le reste n’est pas très développé, y compris le monde de l’agent Styler, qui est censé être le monde d’origine du jeu. On sent plus le jeu hommage que le jeu à scénario.

Meilleure Mise en Scène (Note : 7,5/10)

La mise en scène est minimale mais suffisante pour ce type de jeu. J’ai bien aimé l’ambiance d’Evershade avec la pluie et les éclairs. L’ambiance glauque ressort parfaitement, avec une belle surprise de mise en scène encore plus sombre à la fin. Sur ce point, l’univers d’Evershade est le plus abouti.

Pour les deux autres univers, la mise en scène est propre mais en deçà des originaux. Rien de dramatique non plus, le job est fait.

Gameplay (Note : 7,5/10)

Je suis partagé sur le gameplay. Il se décompose en deux parties : un système classique de recherche de clés (ou switch, glitch, etc., selon l’univers) et un système de combat style ARPG, avec un fonctionnement à la Secret of Mana qui empêche le spam d’attaques, la possibilité d’utiliser des potions et un bouclier. Le système d’action RPG est plutôt bien fait, mais on voit quand même que RPG Maker n’est pas taillé pour ça. Ce n’est pas très précis, ce qui ne serait pas grave pour une production de ce genre, censée être chill, avec une difficulté très faible — ce qui n’est pas toujours le cas.

Le gameplay a plusieurs problèmes majeurs.
Déjà, certains ennemis sont totalement invisibles. C’est le cas dans Evershade, où on se fait attaquer par des rats minuscules et gris sur des routes grises, de nuit. On n’y voit que dalle ! Et en plus, ces petites m… mordent fort, très fort. Et il y en a partout. C’est Paris ou quoi ?

Un autre problème est le respawn, extrêmement pénible : il suffit de quitter l’écran et tous les ennemis reviennent. Et quand on tourne en rond pour chercher des clés, c’est très vite agaçant. C’était particulièrement le cas dans Evershade, qui est de loin le niveau où l’on cherche le plus. Il faut y collecter un tas de papiers avec un chiffre dessus pour former un code. De mémoire, il y a neuf papiers à trouver. J’en ai tué à la pelle, des rats.

Autre souci : les dégâts des ennemis. Et là, c’est vraiment étrange. Certains tapent très fort, du genre trois coups et tu meurs, alors que d’autres ne font qu’un point de dégât. C’est encore plus flagrant dans le monde de Glixel, où les petits robots (les trash mobs) sont hyper balèzes en termes de dégâts, alors que les gros robots, bien plus rares et censés faire office de mid-boss, n’en font quasiment pas. On dirait vraiment une erreur de paramétrage.

Quant aux boss, le système d’ARPG n’est à mon avis pas assez solide pour de vrais combats. Il n’y a pas d’esquive, juste le bouclier, mais celui-ci ne marche pas tout le temps. Rien de dramatique non plus, mais le seul boss vraiment pénible est le prince de Nyabur : on dirait qu’il n’a pas vraiment de pattern et qu’il déclenche ses pouvoirs en mode random. C’est agaçant, car il a un pouvoir de régénération pendant lequel il est invincible, et il ne fait que le spammer. Le combat dure donc trois plombes.

À noter aussi un élément assez étrange du gameplay : au début du jeu, on nous donne 100 potions qu’il faut gérer jusqu’à la fin. On ne peut pas en retrouver d’autres. Bon, j’ai fini le jeu avec 30 potions, donc c’est large, mais c’est un concept étrange, car on peut se softlock si on les dépense n’importe comment.

Le jeu contient également son lot de mini-jeux, la plupart repris des univers d’origine (connecter les fils de Glixel, éviter le champ de vision des gardes de Kingdom, etc.). Il y a même un shoot them up caché dans un ordinateur d’Evershade. Globalement, les mini-jeux sont sympas et plutôt bien faits, même s’ils restent inférieurs à ceux des jeux d’origine.

Graphismes (Note : 7,5/10)

C’est difficile de noter les graphismes puisqu’ils sont intégralement repris des univers concernés. J’aurais presque l’impression de noter Glixel, Evershade et Kingdom of Nyabur.

Globalement, le jeu est bien fichu, avec tout de même un gros bémol pour l’univers de Nyabur. Autant Evershade et Glixel passent très bien (si on enlève les alligators d’Evershade, pas très bien upscalés), autant le personnage principal du jeu ne s’intègre pas bien dans le style graphique très particulier de Kingdom of Nyabur. Celui-ci est en effet très pixelisé, façon début Super NES, ce qui tranche nettement avec le charset de l’agent Styler, qui a l’air d’un nain de jardin à côté des sprites de Nyabur. Dans Glixel, par contre, le personnage s’intègre parfaitement, à tel point qu’on se croirait vraiment dans le jeu d’origine.

Au final, il aurait peut-être fallu faire comme dans Kingdom Hearts, qui a réglé le problème d’intégration du personnage principal en changeant son design selon l’univers qu’il visite. Il est donc possible de passer de Pirates des Caraïbes au Roi Lion, deux univers visuellement très différents, sans que cela ne dénote.

Ambiance Sonore (Note : 7,5/10)

Encore une fois, c’est compliqué de noter un jeu qui a repris les musiques d’origine. Du moins, c’est l’impression que j’ai eue (si ce n’est pas le cas, c’est vraiment ultra proche).

C’est évidemment ce qu’il fallait faire pour l’immersion. Il n’y a donc rien de particulier à dire, si ce n’est que ça fait le job, puisque les musiques d’origine sont bonnes.


Conclusion (Note totale : 7,5/10)

Au final, le jeu est plaisant à jouer, j’ai passé un bon moment. Personnellement, je baisserais les dégâts des mobs et je supprimerais le respawn intempestif. C’est clairement un jeu fait pour être chill et pas prise de tête.

Maintenant, on veut d’autres univers !


Remarques diverses

Positif :

- J'adore l'idée, le multivers !
- Bonne réalisation
- Bon choix des univers

Négatif :

- Calibrage à revoir

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EroiK StyLeR - Publié le 08/11/2025 à 20:04:40


Concurrent
3 messages
Merci bradgeone pour ce test

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