Test :
Blue Bounty Hunter

Temps joué : 2 h 30 min


Introduction

Delta est un auteur très prolifique, qui est là chaque session ou presque avec un jeu, une suite, un remake ou que sais-je.

Cet homme est-il un robot ? Nul ne le sait.

Je me souviens avoir testé un de ses remakes la dernière session, un jeu sur le thème de la science-fiction et des voyages dans le temps. Cette année, nous avons droit à du space opéra avec Blue Bounty Hunter. Sachant que je suis un fan des Mass Effect, ça promet.

En avant pour le test.


Awards généraux et spécifiques

Meilleur Scénario (Note : 7,5/10)

Il est encore un peu tôt pour parler du scénario, mais dès le début, on s’aperçoit que le background est solide : il y a des milliers d’années d’histoire avant que l’on prenne en main le personnage. On est dans le pur space opéra, avec les Terriens qui finissent par rencontrer des espèces intelligentes extraterrestres et intégrer des alliances commerciales ainsi que divers partenariats. Il y a un côté Star Wars et Mass Effect, ce qui est logique puisque propre au space opéra.

On a droit aussi à la fameuse 3? guerre mondiale qui a ravagé, dans le passé, la planète Terre et laissé à l’abandon la colonie sur Mars, qui a réussi à survivre malgré tout. Et c’est justement un chasseur de primes sur cette planète que l’on va incarner, un mutant spécialement créé pour la bagarre et la survie.

Ce que j’ai apprécié, c’est que le jeu a ralenti son rythme par rapport au jeu de l’année dernière : Sentinelles. On commence par faire de petites missions sans grande importance, pour nous faire découvrir l’univers et les personnages en douceur. Il n’y a pas 150 événements à la minute. On comprend à la fin de la démo qu’on va quitter la planète Mars et explorer la galaxie, comme on le ferait dans un Mass Effect. Malheureusement, la démo s’arrête juste là, sur l’écran de choix de la destination. C’est cruel…

On devine qu’on va tomber dans une guerre intergalactique, qui elle-même sera peut-être interrompue par une menace encore plus grande, type “moissonneurs”. Je ne m’attends pas à un scénario ultra original, mais classique ne veut pas dire mauvais. Parfois, on a justement envie d’un scénario classique mais efficace, avec une touche propre à l’auteur.

Meilleure Mise en Scène (Note : 7,5/10)

Je suis partagé sur la mise en scène. On a droit à des cinématiques qui sont en fait un enchaînement d’images reprises de la BD dont le jeu est tiré, si je comprends bien. Le problème est que ça hache beaucoup l’action : par exemple, un vaisseau qui avance sera une succession de 3 images donnant l’impression que tout est saccadé. Personnellement, j’aurais juste mis soit une seule image du vaisseau, soit j’aurais fait le vaisseau se déplacer continuellement. Cependant, tout n’est pas mauvais, loin de là : certaines images sont vraiment classes et collent parfaitement à une intro de ce genre, mais vu qu’on a aussi des scènes de baston, c’est vite confus.

À noter qu’on a droit à des voix pendant l’intro, les personnages parlent vraiment. Le souci, c’est que les voix sont générées par IA, voire par un simple générateur de voix des années 2000 tant le ton est mauvais. Les personnages parlent tous comme dans une annonce SNCF, autant dire que l’ambiance n’y est pas. Je pense qu’on est vraiment dans le cas typique de la fausse bonne idée. Soit il faut une vraie IA qui arrive à mettre le bon ton, soit un vrai doublage (qu’on devine évidemment trop complexe à mettre en place), soit il ne faut pas de voix, surtout qu’on les entend très mal, la musique étant beaucoup trop forte.

Gameplay (Note : 7,5/10)

Le jeu se veut un monde semi-ouvert (soit de multiples zones dans lesquelles on peut aller n’importe quand, mais qui ne sont pas connectées entre elles). En gros, le principe de Mass Effect : on choisit une des planètes à explorer, dans l’ordre qu’on veut. Dans la démo, on a droit à une zone, difficile donc de juger la pertinence du monde semi-ouvert, mais on voit le principe.

On retrouve pour l’instant tous les éléments classiques des RPG : combat, réputation, quêtes, alchimie. Du classique de chez classique. Les quêtes sont à base de “tuer X loups”, “tuer le gros boss”, etc. Encore une fois, c’est du très, voire trop, classique. Mais quand on voit que même FF16 propose encore un gameplay de ce type-là, difficile d’en vouloir au jeu de faire ça aussi.

Le gros point va donc être d’explorer et de combattre, en gérant bien son inventaire. Les combats eux aussi sont classiques, à base de MP et de PT (des points d’action qui se remplissent au fur et à mesure). Rien de nouveau, mais bonne surprise tout de même : la difficulté des combats est assez bien gérée. Elle n’est pas parfaite : par exemple, dans une grotte contre quatre mobs lambda (des frelons), je me suis pris un game over sans que je ne puisse rien faire. Ils ont en effet plusieurs coups, et l’un d’entre eux fait incroyablement mal. S’ils spamment tous les quatre leur gros coup, l’équipe a beaucoup de mal à remonter la pente. Les potions ne permettent pas de remettre full life l’équipe en un coup. Bizarrement, le boss de la zone m’a donné beaucoup moins de mal que les petits mobs, ce qui est un problème de calibrage, mais ça ne concerne qu’une petite partie du jeu. J’ai aussi noté pas mal de soucis vers la fin de la démo, dans la grotte finale (avec un mini-jeu auquel je n’ai rien compris, qui m’a d’ailleurs soft-lock).

Un point très sympa du gameplay est l’équipe. On peut en effet recruter ses membres ; évidemment, au début du jeu, les choix sont limités, mais on s’attend à un grand nombre de choix par la suite, ce qui permet de vraiment customiser son équipe comme on veut. En plus, les membres nous suivent vraiment quand on marche, c’est top.

Au final, le gameplay est vu et revu, mais plutôt bien fait et efficace. Évidemment, c’est dans la partie monde semi-ouvert qu’on va pouvoir juger le réel potentiel du game design. La note pourrait bondir si le jeu tient ses promesses.

Graphismes (Note : 8,5/10)

J’ai été très surpris en voyant les screens du jeu. Je n’avais jamais vu un style pareil sur RPG Maker, très proche du comics, que ce soit au niveau des artworks, des charsets ou des décors. Tout ça donne un cachet vraiment unique au jeu.

Évidemment, un style aussi particulier, on aime ou on n’aime pas. Ça ne plaira peut-être pas à tout le monde, car on a le style ultra coloré et flashy des comics. Étant moi-même un lecteur de comics ou de BD de façon plus générale, personnellement, j’aime beaucoup.

Chaque personnage a un artwork, et ils sont réussis, avec un style vraiment propre à l’auteur. On n’est pas dans de la repompe avec des sortes de X-Men de Temu.

L’intro, d’un point de vue purement visuel, sans parler de la mise en scène, est vraiment très bien faite. On voit que c’est tiré d’une BD et qu’il y a un réel talent pour le dessin.

Le style graphique est donc unique, et heureusement, car les systèmes, eux, par contre, sont ceux de base, donc vus et revus mille fois. Ce qui n’est pas vraiment un problème pour ce jeu : au moins, tout fonctionne bien. Il vaut mieux des systèmes de base bien gérés que des systèmes custom bancals.

Ambiance Sonore (Note : 7/10)

La plupart des musiques font partie d’un pack d’OST d’un musicien indépendant acheté sur le net. C’est une bonne idée : ça permet d’avoir des musiques pro, certes pas dédiées au jeu et pas uniques, mais au moins elles sont peu connues. On n’a pas l’impression de les avoir déjà entendues quelque part. Elles sont surtout des musiques d’ambiance, sauf en ce qui concerne les combats et bien sûr l’intro.

La musique d’intro est bien, entraînante, mais trop forte, et pas très corrélée aux diverses scènes. Elle empiète complètement sur les voix des personnages, qui sont presque inaudibles. Ces voix, comme je l’ai dit dans la section mise en scène, sont robotisées au possible, à la limite du ridicule. C’est d’autant plus vrai quand le capitaine, ou je ne sais plus son grade, parle : on a droit à un character design très bon, un dessin très bien fait qui pète la classe, mais avec le ton de quelqu’un qui va annoncer le prochain départ du Lyon–Dijon sur la voie B.

Outre ce problème, le jeu manque de sons d’ambiance. Dans la nature, il devrait y avoir beaucoup de sons : oiseaux qui gazouillent, eau qui s’écoule, vent, peu importe. Idem dans une ville, une taverne ou autre. Le sound design, sans être catastrophique pour autant, aurait pu être meilleur.


Conclusion (Note totale : 7,75/10)

Est-ce que j’ai apprécié le jeu ? Je dois dire que oui, le jeu est plaisant, et à mon avis meilleur que celui de l’année dernière, Sentinelles.

Il n’a cependant pas montré tout son potentiel. Un jeu comme ça est beaucoup basé sur l’exploration, on s’attend donc à une montée en puissance après que le voyage spatial soit débloqué. C’est à ce moment qu’on pourra juger le jeu dans son entièreté, en espérant que tout soit dosé aussi bien que dans Mass Effect (exploration, combat, gestion, découverte du background).


Remarques diverses

Positif :

- Du space opéra !
- Beaucoup de potentiel
- Un background qui a l'air très solide

Négatif :

- Manque de finition
- S'arrête juste avant la partie intéressante, le voyage spatial

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