Test :
Dyhortfight chapitre 4 (démo 2)

Temps joué : 4 h 30 min


Introduction

Dyhortfight 4 est un projet titanesque, qui est en quelque sorte la "suite" de
3 précédents opus (que je n'ai pas testé). D'une durée de vie assez conséquente
(plus de 4 heures si on explore le jeu), il est selon moi un sérieux concurrent...



Awards généraux

Gameplay (Note : 2,5/5)

A propos du Gameplay, c'est un RPG classique. Je veux dire par là qu'on a des personnages
qui possèdent leur propres statistiques, et ils affrontent des monstres et des ennemis dans
des combats au tour par tour. On ramasse des objets et des équipements, on connaît la chanson.
Le début du jeu se présente en trois phases différentes qui se déroulent en parallèle, et où
on contrôle un des trois personnages de l'histoire. Le joueur peut choisir de commencer par
le personnage de son choix. C'est une idée sympathique, bien quelle ne soit pas nouvelle.

Mais il y a quand même un point important dans le Gameplay : ce jeu est anti-ergonomique !
Les menus customs sont d'une complexité inutile, rien que pour s'équiper d'un simple objet
c'est un casse-tête. On finit par se perdre dans tous ces menus et sous-menus. C'est une
bonne chose de mettre un tas de fonctionnalités, mais l'ergonomie est totalement à revoir.
Même chose pour les combats, on devine que le symbole "épée" veut sûrement dire attaquer,
le "bouclier" se défendre ou le "sac" utiliser les objets, mais le reste...

Hormis tout cela, une grande partie du Gameplay est basée sur l'exploration. Ceux qui aiment les
RPG avec une grande carte du monde seront servis. Ceux qui veulent de l'action en permanence
et tout obtenir sans avoir à chercher, ce jeu n'est pas fait pour vous...


Histoire (Note : 3,5/5)

L'histoire est assez particulière, mais travaillée. Dans cet opus, nous avons Etnie,
la jeune fille alchimiste du dimanche qui va payer cher le prix de son erreur, Falco,
un type louche et agressif avec tout le monde, et Pride, un fainéant notoire qui est
la honte de sa famille. Les trois arcs de l'introduction sont importants, car ils ont
pour rôle de présenter les personnages individuellement. L'arc d'Etnie est d'ailleurs
particulièrement réussi. Pour le reste de l'histoire, on entend parler de mystérieux
doubles maléfiques, le tout dans un univers anachronique mêlant ancien et moderne.
Bon après, on accroche ou on accroche pas...

Point positif néanmoins, les différents arcs se déroulent en parallèle, ce qui permet
d'avoir différents points de vue d'une même situation. Dommage que ce concept n'ai
pas été utilisé plus que ça finalement.

Ambiance & Immersion (Note : 3/5)

L'ambiance et l'immersion sont plutôt bonnes, surtout grâce aux personnages.
C'est selon moi le point le plus important d'un RPG. De bons personnages vont
donner envie au joueur de continuer pour connaître leur histoire, le plonger
d'avantage dans le jeu. L'atmosphère quant à elle est parfois intrigante,
parfois carrément bizarre. C'est vrai que d'un côté on parle de magie et
d'alchimie, et de l'autre il y a des routes bitumées, des tunnels, des bus
et des voitures un peu partout. Ce mélange des genres n'est pas sans rappeler
Final Fantasy 7. Mais encore une fois on aime ou on déteste.

Graphismes (Note : 3,75/5)

Quelle nostalgie de retrouver un jeu fait avec RPG Maker 2003. Mais comme
à chaque fois avec cette version de RPG Maker, l'utilisation de nombreux
rips enterre totalement la cohérence graphique. Et on peut le remarquer
avec les charsets des personnages qui sont toujours les mêmes, et qui
s'adaptent plus ou moins bien aux maps en fonction des tilesets utilisés.
Beaucoup de rips dans ce jeu, qui au final donne un patchwork contrasté,
même si j'ai vu pire dans le genre (ceux qui étaient là l'année dernière
sauront sûrement de quel jeu je veux parler). Heureusement, pour ma part
j'adore les tilesets de RPG Maker 2000/2003 (Mac & Blue, rips divers).

Sonore (Note : 3/5)

Je n'ai rien remarqué de particulièrement choquant au niveau des musiques
et des bruitages (sauf peut être que ces derniers semblent provenir de jeux
de combat). Dans l'ensemble, les musiques sont plutôt bien choisies, même si
certaines sont étranges (goûts bizarres de l'auteur ?) Ça reste dans la moyenne.


Awards spécifiques

Graphismes originaux (Note : 0/5)

(Ce jeu ne participe pas à cette catégorie compétitive)



Bande-son originale (Note : 0/5)

(Ce jeu ne participe pas à cette catégorie compétitive)



Systèmes originaux (Note : 2,5/5)

J'essaie d'être objectif, mais non, les systèmes originaux ne méritent
pas un Award (l'avenir me donnera peut être tord). J'ai conscience que
cela a dû demander un travail énorme de créer un menu en images, surtout
sur les anciennes version de RPG Maker où il n'y avait pas de gestionnaire
de script, mais seulement des événements et des processus parallèles pour
créer ses propres systèmes. Néanmoins, je rappelle que le menu de jeu ainsi
que le menu en combat sont d'une complexité trop élevée et pas ergonomiques.

Level-design (Note : 0/5)

(Ce jeu ne participe pas à cette catégorie compétitive)



Mise en scène (Note : 3/5)

La pièce majeure de la mise en scène est sûrement ces trois arcs
au début du jeu (qui n'est pas sans me rappeler l'excellent Laxius
Power II, où on peut choisir entre quatre destinées). Par la suite
les personnages se croisent, chacun avec son point de vue. Comme je
l'avais dit, rien de nouveau, mais ce concept reste intéressant.
La narration se déroule naturellement, les scènes sont pour la plupart
bien mises en place. Rien de particulier pour la suite de l'histoire.

Univers (Note : 2/5)

Le problème quand on développe un univers anachronique comme celui là,
c'est qu'il va diviser les avis en deux, il n'y aura pas de juste milieu.
Franchement, j'ai du mal à adhérer. Avec Etnie on se trouve dans un village
qui pourrait ressembler à n'importe quel village de RPG, de même pour les
lieux sauvages (montagnes, etc.), mais ensuite on trouve une plage où des
gens sont en train de bronzer en maillot de bain, sans parler de la salle
d'attente du château qui fait très contemporain. Rajoutez à ça des routes
en bitume partout sur la carte du monde (et un métro) et on obtient un monde
ancien/contemporain/futuriste assez étrange. Certains aimeront peut être...

Personnages (Note : 4,25/5)

La plus grande force des personnages c'est que sans être exceptionnels,
ils sortent un peu des clichés habituels (Sauf peut être Falco, en voyageur
solitaire et mystérieux qui est trop d4rk). Plus sérieusement les personnages
sont réussis, ils sont assez originaux et ça donne un aspect de fraîcheur au jeu.
Même certains personnages secondaires sont appréciables, comme les membres de la
famille de Pride. Mais ne parlons pas des PNJ qui racontent leur vie, c'est comme ça.

Introduction (Note : 0/5)

(Ce jeu ne participe pas à cette catégorie compétitive)



Durée de vie (Note : 0/5)

(Ce jeu ne participe pas à cette catégorie compétitive)



Originalité (Note : 0/5)

(Ce jeu ne participe pas à cette catégorie compétitive)



Humour (Note : 0/5)

(Ce jeu ne participe pas à cette catégorie compétitive)




Conclusion (Note totale : 3,75/5)

Dyhortfight 4 est un jeu travaillé. Même s'il s'agit d'une démo, la durée
de vie reste bien supérieure à la moyenne, et il y a du contenu. Après,
l'histoire, l'atmosphère et l'ambiance c'est une autre histoire, on aime
ou on aime pas, mais on ne peut que saluer le travail que représente ce jeu.


Remarques diverses

-Quelques fautes d'orthographe.
-Dans la scène de la salle d'attente, il est écrit "Falco"
alors que c'est Pride qui est en train de parler.

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