Test :
Fairytale
L'état d'esprit du concours a changé au cours des années. Certains tests du passé peuvent avoir un franc parler mais aussi un caractère choquant. Nous nous excusons d'avance pour cela.
Voici probablement le test le plus délicat de la saison, en ce sens où mon jury semble vouer un culte inébranlable à ce jeu tandis que je note des lacunes diverses au fur et à mesure de mon avancée dans ce projet sans prétention, qui semblerait pouvoir prétendre à tout en fin de compte. Difficile d'éviter à la fois le suivisme et l'esprit de contradiction, mais un jeu qui soulève autant de polémique vaut nécessairement la peine d'être chargé au moins une fois sur vos écrans, afin que vous vous fassiez une idée de la chose.


Scénario : 3/5

Probablement doté de l'un des scénarii les plus sensibles du making francophone, Fairytale reste tout de même dans une lignée assez simple, à savoir la dimension onirique de l'inconscient d'un comateux à l'agonie, tourmenté par ce qui a conduit à sa déchéance personnelle. Seulement trois petits points, en raison du nombre inaceptable de fautes de français du projet ; non, Squall, tu ne peux pas encore prétendre au titre de "Paladin 2" en laissant passer des mots tels que "Noèl". Bien évidemment je ne remets pas en cause le travail du correcteur, imaginant que ça devait être bien pire avant le passage de Squall, je le remercie même pour son travail sans lequel j'aurais eu un tel à priori que cette démo serait partie à la poubelle en 5 minutes, mais si Unik tapait ses dialogues sur Word d'abord, il n'y aurait plus qu'à s'occuper de la grammaire-syntaxe, qui constitue malheureusement la moitié des fautes du projet, les accents manquants consituant presque tout le reste.


Mise en scène : 4/5

La mise en scène est à l'inverse total du concept, pas noire pour deux sous et plutôt feutrée, on sent presque la magie du titre déjà dans l'introduction pourtant pas très gaie. Ce qui me troue le cul (excusez l'expression), c'est que le "feeling" est une chose spontanée, or dans une travail de plusieurs dizaines d'heures il est à peu près impossible de conserver une chose aussi volatile en place. Absolument géante, la mise en scène mériterait la note de perfection si justement on ne sentait pas la note "projet solo" de Fairytale, qui induit fatalement des petits relâchements dans la réalisation de certains passages.


Personnages : 3/5

Le développement actuel de l'histoire ne me permet pas de juger de l'intégrité des protagonistes, mais j'ai d'excellentes attentes à ce sujet.


Gameplay : 3/5

Sachant que nous avons eu droit au premier des six chapitres constitutifs du jeu, je pense qu'il serait cohérent de revoir la difficulté des phases d'action du jeu à la baisse, afin d'offrir une dimension un peu plus progressive à celle-ci par la suite. Les énigmes sont bien équilibrées pour une introduction, néanmoins le gameplay souffre d'une disposition hasardeuse des points de sauvegarde, qui s'ils sont bien suffisants se trouvent parfois à des endroits où ils ont peu d'intérêt. Par ailleurs je suis victime de la frustration du fouilleur de salades et planteur de pommes à ne pas pouvoir faire quoi que ce soit de mes Collectors pour l'instant (un bonus de fin de démo si on les a tous trouvés serait de bon ton).


Sonorisation : 4/5

Sublime, mais la qualité des musiques pourrait être revue à la hausse par moments, quitte à alourdir le jeu de quelques mega-octets, personne ne râlera pour 2 minutes de téléchargement en plus. Grand merci à Nurykabe que je considérais comme un abruti depuis sa partie de Rutipa's Quest 5, il a toute ma considération désormais. Les effets sonores sont excellents.


Graphismes : 4/5

Du grand art, mais dans ce jeu plus que dans n'importe quel autre on sent la limitation de 16 millions de couleurs que l'auteur aurait voulu pouvoir abolir, ce qui donne des tâches lumineuses parfois désagréables sur l'écran.


Programmation : 2/5

La programmation reste simple et efficace, mais un bug d'affichage bien énervant colle l'indicateur de position de la carte n'importe où à la fin de chaque boîte de dialogue, et retourner chez Sakar alors qu'il est dans son jardin lance un scène de l'homme invisible assez déconcertante.


Originalité : 4/5

Feutré, sans CBS, vivant et jouable. Prenez-en de la graine.


Mini-jeux : -/5

Je n'ai su que post-test que le concours de buzz était jouable, désolé.


Humour : 1/5

Ca n'est clairement pas le propos.


Conclusion

Je ne mettrai de toute façon jamais un cinq sur cinq à une démonstration de moins de 20% d'un jeu final, et au risque de me faire lyncher, je pense que Fairytale est un jeu au potentiel absoluement immense, que je suis fier d'avoir pu tester, mais qui doit profiter de son état de jeu en construction pour corriger ses défauts.

3/5

Quelle note donneriez-vous à ce test ?

Ce test est-il bien rédigé, compréhensible, complet, respectueux ?

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