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Test :
Rutipa's quest 2
Par CGK
L'état d'esprit du concours a changé au cours des années. Certains tests du passé peuvent avoir un franc parler mais aussi un caractère choquant. Nous nous excusons d'avance pour cela.
RuTiPa’s Quest II

Projet original de par sa réalisation, RuTiPa’s Quest II est le premier jeu communautaire que j’ai testé dans le cadre des Alex d’Or. A noter que le III est également annoncé, ce qui laisse présager encore pas mal de fun. Mais concentrons-nous sur ce chapitre II, et voyons un peu ce que la bête a dans le ventre.


Scénario : tout commence comme un RPG classique, avec ce bon vieil Alex. A ceci près que le héros multi-usages est ici con comme un balai. On passe donc une quinzaine de minutes sur un premier chapitre complètement RPG, avec un humour basique mais agréable. Cependant, dès le 2° chapitre, ça part dans tous les sens, entre les private joke, les références culturelles douteuses, les histoires de cul, les passages sans aucun rapport avec l’histoire, voire même les coups de gueule en live, avec en exclusivité la voix de l’auteur, s’il vous plaît !

Le gros souci concernant le scénario est l’hétérogénéité, tant au niveau des thèmes que du point de vue de la qualité. En effet, certains passages sont bien écrits mais dénotent par rapport aux passages précédents, alors que d’autres font plutôt tâche d’huile question idée, tout en prolongeant (mal) le chapitre précédent.

En bref, il est dommage que les makers soient parti sur des terrains si différents, car il aurait été plus agréable (et peut-être plus drôle) de mettre en scène les malheurs d’Alex en leur donnant une certaine cohérence, d’un chapitre sur l’autre.

Univers : tout comme le scénario, c’est un véritable manteau d’arlequin. Ainsi, on passe de l’univers médiéval-fantastique des RPGs d’Alex à la planète Tatooïne (ok, c’est pas le même nom…)de Star-Wars, en faisant un crochet par une salle de classe tout ce qu’il y a de plus contemporain. Bien souvent, les scènes font intervenir des éléments ou des personnages d’univers existants (jeux vidéos, films, DA) dont la présence laisse perplexe. Cependant, cela reste dans la politique décousue du jeu.

Dialogues et mise en scène : Encore une fois, c’est très variable en fonction des chapitres. Certains ont réalisé des scènes correctes, avec des dialogues convenables, sans fautes d’orthographe, et des animations en conséquence. Chez d’autres, c’est très brouillon, dans le style SMS analphabète qui a redoublé 8 fois la deuxième année de maternelle. De manière générale, les scènes sont toutes animés graphiquement, de façon plus ou moins correcte. Mon coup de cœur concerne Yatan, qui a fait une scène de dialogue/baston entre prophètes du plus bel effet.

Graphismes : un joyeux cross-over de tout ce qui se fait sur RPGMaker, entre chipsets/charsets RTPs et rips divers. A noter que certains makers ont utilisé des panoramas ou des images custom pour faire leur mise en scène. Mention spéciale aux petites saynètes du dernier chapitre ( Jyuza).

Programmation : les techniques de base semblent maîtrisées, et aucune lacune majeure n’est à relever dans ce jeu. Cependant, des petits bugs disséminés à droite et à gauche gâchent le plaisir du jeu. C’est souvent très simple, comme un appel de menu non désactivé pendant une scène, mais ça désole un peu.

Gameplay : il est assez difficile de juger, car en dehors du premier chapitre où il est possible de combattre, le reste du jeu consiste surtout en des phases de recherche et déplacement type RPG classique. En tout cas, rien de révolutionnaire dans cette partie.

Les mini-jeux : il y en a un certaine quantité dans plusieurs chapitres, mais grosso-modo, leur technique reste assez sommaire, bien que sympathique. En général, ils sont inclus au scénario et ne sont pas rejouables plus tard (nota : je n’aime pas pierre-feuille-ciseau sur RPGMaker, impossible de tenter la carte de l’éthologie pour vaincre son adversaire (allez lire les tics sur un charset en 24*32 pixels)

Humour : Etant le point fort présumé de ce jeu, il faut que je m’attarde un peu sur cette partie « humour ». A la base, je suis assez bon public (puisque je rigole aux blagues de Squalli), et je dois dire que RQ2 m’a fait passer un bon moment, du moins pour certains chapitres. Yatan, toujours avec la scène des mages (et de Sarko), Yoh pour ses références culturelles et politiques (YuGiOh et encore Sarko), vdb pour son humour graveleux et Jyuza pour le sadisme et l’autodérision de sa dernière partie.

Ce que j’ai moins apprécié, ce sont les tentatives d’humour ratées, lourdes, avec des références culturelles éculées et un alignement de cliché sans tentative d’innovation. Je suis aussi resté hermétique à certaines blagues, n’allez pas chercher pourquoi, l’humour étant quelque chose de très personnel.

En résumé, on rigole bien dans ce RQ2, même si les passages funs sont séparés par des scènes d’humour lourdaud.

Musique et sonorisation : Encore une fois, l’ensemble est très variable. La majorité des créateurs, cependant, a opté pour des musiques de RPG classique (RTPs ou rips de RPG commerciaux/jeux vidéos divers). Certains ont tenté d’autres styles musicaux (j’ai reconnu Pretty Fly des Offsprings, My heart will go on de Céline Dion et certains thèmes de films). En général, ça colle bien à la scène.

La sonorisation a été particulièrement soignée par certains, notamment Yatan qui a inclus des bruitages de worms dans ses scènes, ce qui a contribué à les rendre encore plus attractives. Dans les autres parties, c’est plus ou moins bien fait, mais dans tous les cas, ça ne gêne jamais au point d’avoir envie de couper la musique.


Conclusion : ce jeu est un patchwork dans le sens le plus large du thème, et ne présente pas vraiment de suite logique ou de cohérence dans aucun de ses éléments. De fait, certains passages sont très agréables alors que d’autres alourdissent l’ensemble. Je recommande donc aux joueurs d’essayer RQ2, et de donner eux-même leur avis sur les différentes parties lorsqu’ils auront atteint la fin du jeu (hé hé, vous verrez de quoi je veux parler).

Coup de cœur : le premier jeu qui s’investit dans la lutte sociale, avec le passage de Paladin.

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