Test :
ADA HS2
L'état d'esprit du concours a changé au cours des années. Certains tests du passé peuvent avoir un franc parler mais aussi un caractère choquant. Nous nous excusons d'avance pour cela.
AdA HS2 (par Cornemuse)


C'est alors que mon regard, errant dans les dédales informationnels de la cosmopole digitale qu'est cet espace transitionnel communément dénommé Internet, et plus spécifiquement dans une métasphère - au sens curieusement antithétique de Genette - de celui-ci dont l'exploration téléologique révèle un appel bien un peu primal à l'établissement d'une relation globale de type symétrique selon les lois dites de compétition, basculant au final en un système complémentaire où une poignée des concurrents - dans le cas présent, des oeuvres audiovideotextuelles interactives présentant une aspiration ludologique à l'enaction par le spectateur d'un processus dramaturgique où il s'incarne généralement en un rôle de protagoniste de premier degré, et conditionne dans une certaine mesure la gestion de la tension narrative et de son avancement - sont projetés en position haute via un phénomène discriminatoire aux règles pré-établies selon les paradigmes communautaires en vigueur, et généralement quelques peu contestés par des éléments à la supériorité jugementale (si l'on me permet le barbarisme saxomorphe) et axiologique autodécrétée, mon regard, donc, se posa sur l'une des multiples entrées parsemant de leurs dénominations - à but plus ou moins propiciatoire quant à l'opinion du public - l'espace symbolique relativement jaune retranscrit via bombardement électronique sur la surface à l'idéalisation surdéterminée par les valeurs morphiques et analogiques de l'eau et du miroir qu'est mon écran d'ordinateur.

Ordoncques me dis-je, contemplant ce titre des plus évocateurs : voici qui reflète véritablement une illumination de l'auteur, peut-être même égale à la mienne. En vérité, ce titre résume absolument tout ce qu'il est à comprendre de cette double métaphore existentialiste (au sens socratique) qu'est le fruit du croisement de la narration et de la communion ludique. La puissance symbolique du terme d' "avatar", d'abord : l'identification de celui-ci au protagoniste rappelle le lien anagogique, la dérivation cosmologique de toute fiction, le jeu de la symétrie universelle, et place ainsi l'oeuvre ici étudiée dans la filiation directe et millénaire de l'histoire partagée de l'esprit humain et du narratif ; mais "avatar" évoque également le rôle archétypal des protagonistes, qui sont, ici encore plus qu'en toute autre oeuvre de même type, créés dans une aspiration à la représentation sociologique, d'abord d'un individu, mais aussi de tout un psychomorphisme - pour ne pas dire un paradigme - inhérent à la société actuelle, l'hic et nunc culturel de l'expérience relationnelle de son auteur, et constitue ainsi une forme de témoignage critique de la part d'un créateur qui, nous le verrons, n'hésite pas à s'impliquer profondément et en personne dans son oeuvre ; enfin, n'oublions pas qu'avatar signifie également métamorphose, ou aléa, sens renforcé par la redondance avec les "aventures", et qui nous place devant le caractère profondément dynamique et engagé, dans la velléité d'induire au travers de ce témoignage un changement, ou, peut-être, une anamorphose, de la configuration socioculturelle ici dépeinte, qui n'est pas sans évoquer un Zola ou un Aaron. Mais peut-être aussi ces aventures évoquent-elles aussi une part d'errance, une forme de contemplation presque nihiliste du vide téléologique, peut-être du caractère illusoire du paradigme, ou encore une résurgence romantique vis-à-vis de la place d'un protagoniste, fut-il "avatar" de son temps, dans sa confrontation avec l'errance, le destin, la temporalité, et finalement, par anaphore, sa découverte du Néant d'Heidegger à la source de toutes négations. Cette herméneutique, apparemment arbitraire sinon fortement extrapolée, est en vérité confirmée par nombre d'éléments étudiés avec davantage de circonspection ci-après, mais également par les deux dernières composantes du titre, qui clament à la fois l'appartenance de cette oeuvre à une lignée dominante et son profond décalage qui, en le plaçant en dehors du sujet, c'est-à-dire en le confrontant avec les limites mêmes de l'existence de la subjectivité, fait émerger cette profonde angoisse de l'être qui domine l'oeuvre étudiée.

Mais dirigeons-nous vers une étiologie détaillée de la grandeur de ladite oeuvre.


2 - Scénario 3/5 Je serai bref sur ce point car, en vérité, cet aspect du document étudié est en parfaite adéquation avec son message, toutefois celui-ci demeure fondamentalement une contemplation essentialiste du Néant (et tout particulièrement celui dont le siège est frontal ou encore limbique) ce qui conduit à une destructuration, pour ne pas dire un déconstructionnisme derridien, du caractère événementiel de l'oeuvre, démontrant ainsi la rupture de niveau de cette oeuvre avec son ascendance narrative telle qu'exprimée au sein même de son titre. Des bribes en persistent toutefois, et l'on comprend ainsi que l'un des multiples niveaux de lecture de ce récit fait en vérité émerger l'hypothéose tragique du narratif ancestral luttant pour sa pérennité, mais venant finalement se briser sur les écueils insondables de la modernité et des contraintes sociales, et dont les lambeaux demeurent là en pathétiques martyres de son échec initiatique s'achevant sur la négation spirituelle totale.

3 - Mise en scène 3/5 Assurément le vecteur primordial de la signifiance de l'oeuvre, il me manque les mots pour exprimer la remarquable syntonie entre le fond de l'oeuvre et sa forme kinesthétique. Celle-ci fait assurément ressortir l'implication de l'auteur au sein de sa création, et contribue considérablement au dernier point évoqué dans la présente analyse.

4 - Personnages 3/5 Il importe ici de prendre en considération le caractère profondément archétypal des différentes entités actantielles évoquées, mais également la nécessité de figer cette symbolique dans une étude synchronique pour permettre la figuration au sein des limites du medium, ce qui entraîne une analyse plutôt structuraliste n'hésitant pas à exposer son orthogonalité à la vision Jungienne des associations flottantes et dynamiques. Heureusement, la multiplicité des caractères ainsi incarnés et de leurs interactions, révélant ainsi les suprématies changeantes des uns sur les autres tandis que la communication s'axe sur l'intelligence linguistique, logique, pratique ou technique, crée une certaine mobilités dans les associations, révélant une vision équitable de la part du créateur, qui met sur un pied d'égalité toutes les entités qui tranversent son oeuvre malgré leurs différences fondamentales.

5 - Gameplay 2/5 Ce document oeuvre à nous faire ressentir l'impuissance de son créateur face à la société et face au vide, en bridant à son tour les potentialités de notre interaction avec le cosmos pour les limiter à l'errance spatiale et relationnelle, relâchée en une seule occasion cathartique comme étudié ci-dessous.

6 - Musique 2/5 Assurément, l'audiesthèse exprimée au travers de cette plongée dans le psychisme afférent à la caste ainsi dénigrée relève en tout honneur d'une apologie du dolorisme. Comment ne pas voir en filigrane une forme d'anxiété masochiste sous-tendre à une telle sélection du contexte auditif dont tout anthropologue sait à quel point, des tréfonds d'un inconscient collectif humain dominé par la force primordiale surdéterminante de la culture orale, elle conditionne profondément l'expérience anagogique de la narration chamanique des visions cosmologiques, ancêtre primale de notre fiction. En effet, une forme d'intensité tragique, empreinte d'une incommensurable déréliction, ne peut que hanter un dossier "Music" occupé par Britney Spears, Jennifer Lopez et le thème principal de Titanic.

7 - Graphismes 1/5 Comme toute oeuvre hermétique aux multiples niveaux de lecture, l'accès en est hélas bien difficile et il faut traverser d'innombrables couches de symbolicité récursive pour accéder enfin au Saint des saints.

8 - Programmation 2/5 Rien en ce domaine ne vient détourner notre esprit de la profondeur du message de l'oeuvre, et comment s'en plaindre ?

9 - Originalité 4/5 Cette oeuvre se voulant le reflet de la réalité, s'agit-il à proprement parler d'originalité ? Toutefois sa profonde démarcation par rapport à tout ce qu'a produit le medium jusqu'à ce jour est indéniable.

10 - Métanarration ludologique au sens Genettien (Mini-jeux) 2/5 Seule une identification du vol à l'expérience transcendantale de l'extase, où il faut pratiquer des mouvements rituels selon un code ésotérique visant à perpétuer la traversée métaphorique de l'espace spirituel, vient se placer au pinacle de l'oeuvre en sommet dramatique et initiatique dont l'aboutissement conduira directement aux portes de l'apothéose incarnée par l'icône même du consumérisme, qui, comme chacun sait, est une métaphore où la puissance financière évoque un degré de réalité supérieur, et ainsi une transition vers le sacré.

11 - Humour 4/5 Piou de Ramadou.

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