Test :
Oniria
Par garsim
"Bug" dans la cité des aigles : lorsqu'on soudoie le garde et qu'on change de map aussitôt après, il se replace là où il était et il n'est plus possible de récupérer ce qu'il garde.
Dans l'un des "labyrinthes" de la jungle, certaines flèches ne fonctionnent pas (pas gênant, mais ça simplifie un peu le challenge...).
Après avoir réussi la quête de la "phase B", on ne devrait logiquement pas revoir le vendeur de faux papiers à la cité des aigles, or il y est.
Bon, ça c'était les moins bonnes nouvelles, mais il fallait bien les signaler quelque part après tout...


Awards majeurs

Gameplay : 3.75/5

Côté combat, il s'agit d'un système classique au tour par tour. Les combats ne se déclenchent pas de manière aléatoire, mais seulement lorsqu'on touche des monstres sur la carte. Ceux-ci, assez bizarrement, ont tous (ou presque) une trajectoire prédéfinie, ou restent simplement immobiles, permettant de les éviter facilement... en contrepartie, lorsqu'on combat, il est impossible de fuir. Par ailleurs, la plupart du temps, on ne se contente pas de mitrailler la commande "Attaquer" pour gagner, un peu de stratégie étant de rigueur (essentiellement pour les boss, mais aussi un peu pour les combats normaux). Les différents personnages ont aussi des caractéristiques propres (un magicien "d'attaque", une magicienne "de soin", et deux attaquants), en étant quand même assez équilibrés.
On sent donc que le jeu a été pensé pour que le joueur décide par lui-même des combats qu'il veut mener, et qu'il ne prenne pas ses décisions à la légère (il est cependant possible de heurter certains monstres accidentellement). Un choix qui donne donc une dimension plus stratégique au déclenchement des combats, et qui évite le côté un peu "lourd" des combats aléatoires.
De bonnes "énigmes", avec les "labyrinthes" dans la jungle ou les indices éparpillés sur les tombes du cimetière. Egalement de bonnes et nombreuses quêtes annexes (dommage qu'on ne voie pas la fin de la plupart de celles-ci étant donné qu'il s'agit d'une démo, mais le jeu montre déjà qu'elles sont variées).
En revanche, il y a beaucoup trop de points qui permettent de sauvegarder, ce qui fait qu'il aurait été plus intéressant de laisser la sauvegarde disponible dans le menu. Les points de sauvegarde devraient être réservés à des endroits précédant des passages de jeu longs ou difficiles.
Par ailleurs, je n'ai pas saisi l'intérêt (ou plutôt le fonctionnement) des interrupteurs permettant d'activer/désactiver les combats du cimetière et de la jungle.
Enfin, le fait qu'il soit possible de courir seulement à l'extérieur et non dans les intérieurs est-il un détail soulignant qu'il est impoli de courir dans les intérieurs, ou un oubli ? Si c'est la première possibilité, c'est une bonne idée d'y avoir pensé, bien que du coup on a l'impression de se traîner un peu, le personnage n'étant pas très rapide à la base...


Histoire : 3.5/5

Il y a un léger déséquilibre entre le début du jeu et la suite au sujet de l'histoire.
L'introduction présente assez peu de choses au sujet du contexte dans lequel a été développé Oniria, on a l'impression que certains éléments ont été volontairement peu développés : par exemple, qui est Atanatar et quelles sont ses motivations. Certes, ça permet de recentrer davantage sur Oniria, mais on aurait aimé en savoir un peu plus sur le contexte de sa création. Peut-être que ça viendra par la suite...
En revanche, pour l'histoire d'Oniria elle-même, il n'y a pas grand-chose à redire, les anecdotes et histoires des lieux visités immergent bien.


Graphismes : 2.75/5

Rien d'exceptionnel à signaler, étant donné qu'il s'agit majoritairement des RTP de RPG Maker VX. Mais ils sont bien employés, et les erreurs de mapping ne sont pas fréquentes (je n'ai pas un oeil de lynx, mais je n'ai rien vu d'anormal à ce sujet).


Bande son : 3.5/5

Une bande son cohérente, dont certains airs sont plutôt connus... comme la musique de l'écran-titre d'ActRaiser ou les musiques de Chrono Trigger utilisées au début du jeu. Ils se laissent entendre, et s'accordent bien entre eux.


Ame du jeu : 3.25/5

Lieu par lieu, le jeu possède une bonne ambiance : le cimetière n'inspire pas confiance, le village de Florence semble vraiment désolé, la jungle transcrit bien une certaine folie... le tout donne l'impression d'un bon environnement caractéristique d'un RPG classique. Par ailleurs, les histoires d'Oniria immergent aussi assez bien.
Le jeu possède donc une ambiance typique, mais il manque tout de même une certaine symbiose entre les graphismes et la bande son pour immerger totalement le joueur ; on a parfois un peu l'impression que la musique est juste là pour accompagner le jeu mais pas vraiment pour renforcer l'ambiance, ou que les graphismes ne correspondent pas forcément. C'est un peu dommage, vu que le but d'Oniria (le monde dans le jeu, pas le jeu lui-même) était justement de renforcer le côté onirique et mystérieux... on aurait espéré un petit peu plus de ce côté-ci. Mais bon, ça ne va pas nous empêcher de dormir non plus.


Awards mineurs

Level design : 4/5

Bien qu'il y ait relativement peu de lieux à visiter (cimetière, cité des aigles, jungle, auberge de la pyramide notamment), ils sont tous intéressants à parcourir car ils ne se ressemblent pas et proposent un contenu intéressant, mêlant de manière équilibrée les énigmes et les combats pour les lieux "hostiles", et l'exploration et le dialogue avec les personnes dans la cité.
Mais comme dit précédemment au sujet du gameplay, les points de sauvegarde sont trop nombreux.


Univers : 3.75/5

On a peu de temps pour découvrir l'univers "réel" du jeu, vu qu'on passe la plupart du temps dans Oniria. Les lieux qui la composent sont assez variés, et proposent bien chacun une ambiance qui leur est propre, et qui est travaillée : on sent bien le mélange entre la froideur et l'aspect infernal du cimetière, ou la "folie" de la jungle.
Comme signalé précédemment, l'univers dans sa globalité semble un peu moins immersif, mais les différents lieux qui le composent compensent plutôt bien ce léger "défaut" (qui n'en est pas vraiment un, d'ailleurs).


Scénario : 3.25/5

En fait, le problème vient plus de la forme que du fond : l'histoire en elle-même est bonne, mais c'est lorsqu'il s'agit de la retranscrire dans le jeu que ça se montre un peu moins efficace.
On a un peu l'impression qu'au début, on nous donne tout le scénario, nous laissant le soin de jouer après : par exemple, après l'introduction, en arrivant à Florence, il est encore possible de se cultiver sur l'histoire de ce village, alors qu'on aurait plutôt envie d'un peu d'action. Certes, rien ne nous impose d'aller voir l'Ancien, mais si on est curieux de tout... heureusement, une fois dans Oniria, c'est plus fluide.
Attention aussi à certaines fautes d'orthographe.


Humour : 3.5/5

Bien que le jeu ne soit pas précisément porté sur l'humour, les conversations et certaines situations font sourire.
Certains personnages ont d'ailleurs des traits de personnalité intéressants : Ulrick, par exemple, illustre bien le cliché du nain "bourrin" et cupide, alors que Cassandre est une fille plutôt hautaine. Sans parler des PNJ qui ont pour la plupart un côté décalé.
Quant à certaines situations, elles se montrent parfois cocasses : par exemple, la quête du tombeau du cimetière finit d'une manière... originale, et le combat dans l'arène se solde par une situation peu probable.
Bref, même si l'humour ne fait pas décrocher la mâchoire, il est quand même agréable et apporte une touche de fraîcheur à la narration.


Originalité : 3.25/5

Le jeu n'est pas forcément original dans son ensemble, bien que certains éléments le sont.
Le scénario, par exemple, pourrait être original dans la mesure où on crée un monde virtuel par soi-même inspiré des RPG classiques, alors qu'on est à la base dans un monde futuriste ; c'est alors le contraste entre les deux qui crée la surprise. L'utilisation judicieuse de l'humour peut aussi être considérée comme originale pour ce style de jeu.
Le principe de certaines énigmes (cimetière, par exemple) est aussi bien trouvé et peu courant.
Enfin, côté gameplay, la seule chose qui se révêle être marquante, c'est surtout le système de forge, avec les matériaux à récupérer en piochant dans les rochers.
Finalement, ce sont plutôt des mini-innovations qui sont à relever, dans un jeu pourtant classique.


Départ : 2.75/5

Le jeu met quand même assez longtemps à démarrer... la séquence d'introduction est plutôt longue, et lorsqu'il y a certains éléments qu'on ne comprend pas (les motivations d'Atanatar), on peine à s'immerger.
Heureusement, une fois qu'on arrive dans le cimetière, on s'immerge immédiatement.


Conclusion

Un bon jeu dans la veine RPG Maker VX, qui n'est pas forcément exceptionnel mais qui présente un certain charme...


Note finale : 3.5/5

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