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Test :
IParallele Medieval Saga II
Par Zim
IParallele Medieval Saga II
IParallele Medieval Saga II (ci-après IPMS2) fait partie d’une série de jeux développés par Dastrem, comptant 5 RPG complets et plusieurs autres jeux en préparation. IPMS2 est un des épisodes les plus classiques de la série, tant au niveau de l’univers que du gameplay, qui ne cache pas l’influence qu’a eu sur lui la série Dragon Quest. Mais parler de « Dragon Quest-like » ne suffirait pas à décrire la richesse de ce jeu (et encore moins de la série dont il y aurait beaucoup à dire au-delà de ce bref test).

Awards majeurs
Gameplay : 4/5
Le jeu se présente de prime abord comme un RPG classique : rencontres aléatoires, combats au tour par tour, montée de niveau, achat d’équipement, plusieurs donjons… Une particularité concerne le système de magie, qui attribue à tous les personnages sans exception une couleur les inscrivant dans un réseau de résistances/vulnérabilités : l’emphase est telle qu’il importe de bien composer son équipe avant d’aller à l’assaut de tel ou tel donjon où telle ou telle couleur prédomine. On pourra regretter que la magie évolue peu : une couleur, un type de sort : peu de diversités dans les effets (infliction de statuts par ex.) : l’on a fait le tour des différentes magies dans la première demi-heure de jeu.
Les donjons sont variés, labyrinthiques à souhait, le monde regorge de secrets, chaque région possède sa petite histoire, son petit problème à résoudre dans la plus pure tradition Dragon Quest. Mais là où IPMS2 se différencie de son modèle, c’est dans sa non-linéarité : en effet, le monde entier est ouvert assez tôt dans l’aventure, et seule la destination finale n’est pas directement accessible nécessitant l’obtention préalable de différents objets de quête. Cette non-linéarité, directement inspirée de jeux d’action-aventure tels La Légende de Zelda 1, apporte une certaine souplesse à la rigidité de la formule classique.
Toutefois, si de prime abord l’idée semble être bonne, elle présente bientôt quelques limites. Dastrem a rendu son jeu dans l’ensemble plutôt facile, et la montée de niveau (grâce aux combats aléatoires) tout à fait dispensable. Ce qui crée un paradoxe : superficiellement, le jeu est un RPG, mais en profondeur, l’aspect RPG est presque accessoire. Les deux aspects ne bénéficient pas l’un de l’autre : si l’aspect aventure ne souffre pas d’être mâtiné de RPG, cela ne lui apporte pas grand-chose pourtant ; l’aspect RPG quant à lui est affaibli par l’aspect aventure, la montée de niveaux à force de combats aléatoires ayant une influence minime. L’originalité du jeu est en somme une originalité peu utile, voire gênante si l’on cherche un RPG (ce dont a l’air IPM2) et que l’on obtient autre chose.

Graphismes : 4/5
Les graphismes de RPG Maker 2003 pour les tiles, et pour les monstres des sprites de Lufia 2. Rien de nouveau, donc… si ce n’est l’utilisation qui est faite de ces ressources. Dastrem a développé un style qui lui est particulier, notamment dans la construction des villages, et l’ensemble du jeu de ce point de vue donne une impression de maîtrise dans la simplicité.

Bande-son : 4/5
Bande-son et effets sonores tirés de Dragon Quest, Lufia, Mystic Quest Legend, Wonder Boy 3, Kirby, Tetris, et beaucoup d’autres jeux. Bande-son très variée, qui n’hésite pas à piocher dans des jeux connus et méconnus, et toujours de manière appropriée pour définir l’ambiance des lieux et situations. La musique de mappe-monde sur laquelle s’ouvre l’aventure, reprise d’un des épisodes les plus épiques de Dragon Quest III, dit tout sur les ambitions du jeu.

Histoire du jeu : 4/5
L’histoire du jeu commence de manière conventionnelle, avec un jeune garçon qui le jour de sa majorité reçoit du roi une épreuve qui fera de lui un adulte et un aventurier. Le cadre du jeu est un peu moins commun, le jeu se déroulant dans un hiver perpétuel. Tout cela est écrit avec le sens de la mesure, dans des dialogues qui vont à l’essentiel. L’on apprécie également les histoires dans l’histoire, ces quêtes plus ou moins optionnelles partout sur le territoire, où des phénomènes plus ou moins étranges se produisent. Le monde regorge de situations et de lieux étranges, de mystères, et d’incompréhensibles allusions à un univers beaucoup plus riche, que chaque jeu de la série construit par touches pour lui donner une complexité étonnante, à travers le temps, l’espace et les différents degrés de réalités. Cela dit, cela n’est qu’ébauché dans cet épisode qui reste à l’écart des épisodes principaux, ou plutôt qui se situe en parallèle, comme l’indique le titre IParallele Medieval Saga 2.

Ame du jeu : 4/5


Awards mineurs

Conception des niveaux : 4/5

Award Univers 4/5

Award Scénario : 4/5

Personnages : 2,5/5
Mm… Je n’ai pas retenu grand-chose des personnages joueurs, qui se font discrets tout au long du jeu. Certains personnages secondaires sont plus intéressants, par exemple le Roi Dastrem et le démon Tremblay IV, dont je préfère ne rien dire de plus.

Conclusion :
Un jeu de très bonne facture, qui certes ne propose rien de fondamentalement original, ni dans le scénario (même si d’autres épisodes de la série se démarquent de ce point de vue), ni dans les graphismes ou les musiques, qui sont repris des ressources du logiciel ou de jeux-vidéos assez connus. La seule originalité n’étant peut-être pas assez bien exploitée, à savoir la structure non-linéaire du jeu. Reste un jeu sans défaut, très solide, qui malgré ses airs de jeu générique possède un charme bien à lui.
Note finale : 4/5

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